La 2e conférence régionale 2026 du gouvernement s’est déroulée, le samedi 18 juillet dernier à Banfora, dans la région des Tannounyan. Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, qui a conduit la délégation gouvernementale, a présidé les échanges du jour.
Après Ouahigouya dans la région de Yaadga, le samedi 17 avril dernier pour la première escale, c’était au tour de Banfora dans la région des Tannounyan, d’abriter la conférence régionale 2026 du gouvernement, le samedi 18 juillet 2026. Cette rencontre de redevabilité, organisée par le Service d’information du gouvernement (SIG), a été présidée par le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, représentant le Premier ministre.
Il était à la tête d’une délégation gouvernementale forte de quatre ministres, dont ceux en charge des mines, de la construction de la patrie et des serviteurs du peuple. La rencontre, qui a duré plus de trois heures, a été marquée par la projection d’un film institutionnel qui retrace principalement la marche de la Révolution progressiste populaire (RPP) et ses réalisations dans tous les secteurs de développement. Elle a été suivie de la phase des échanges entre membres du gouvernement et populations. Le ministre porte-parole du gouvernement a d’entrée salué la mobilisation du jour et l’engagement des populations de la région pour la RPP. Il a signifié que l’ambition à travers les conférences régionales est de rompre avec une gouvernance distante et inopérante.
Le devoir de redevabilité, a insisté le ministre, est un acte patriotique qui renforce l’estime et l’engagement du peuple pour les grandes causes de l’idéal commun national. « Un gouvernement qui agit sans expliquer s’expose à l’incompréhension et un gouvernement qui ne rend pas compte finit par perdre la confiance des citoyens », a affirmé Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Jouer sa partition
Selon le porte-parole du gouverne-ment, trois années après le lancement de la dynamique de refondation nationale à travers la RPP, les résultats commencent à transformer progressivement et positivement l’image et le positionnement du Burkina Faso.
Il a entre autres évoqué la reconquête du territoire national qui se poursuit, l’Offensive agropastorale et halieutique, l’amélioration de l’accès aux services sociaux essentiels et l’accroissement des investissements publics dans plusieurs secteurs stratégiques. Les grandes nations, a martelé le ministre Ouédraogo, se construisent dans l’effort collectif, la discipline, le sacrifice et la persévérance. Pour ce faire, à l’écouter, la région des Tannounyan, avec son potentiel agricole immense, a sa partition à jouer. Et le gouvernement, a-t-il confié, entend accompagner la dynamique de la région dans ce sens. Pour le Coordonnateur du SIG, Jérémy Sié Coulibaly, la communication publique n’est plus un luxe, elle est devenue une composante de la souveraineté.
« Une politique publique ne transforme réellement une société que lorsqu’elle est comprise, appropriée et discutée par celles et ceux à qui elle est destinée », a-t-il affirmé. La communication, a poursuivi M. Coulibaly, est d’autant plus nécessaire aujourd’hui où la population a l’accès facile à l’information, mais est malheureusement exposée plus que jamais à la désinformation. « L’Etat doit parler avec son peuple avant que d’autres ne parlent à sa place », a laissé entendre le coordonnateur du SIG. Le gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, a quant à lui, témoigné la gratitude des populations de la région aux plus hautes autorités du pays, tout en les rassurant de l’engagement constant de la région à accompagner la dynamique amorcée par la RPP.
« Notre région est aujourd’hui totalement pacifiée et la dynamique amorcée est à l’actif de tout le gouvernement », a-t-il reconnu. Patrice Yéyé a par ailleurs invité les populations à servir de relais, avec les informations justes reçues à cette rencontre, pour déconstruire efficacement les mensonges et les fake news. Les différentes couches de la région dont entre autres, les religieux, les coutumiers, le secteur privé, les organisations féminines, la veille citoyenne et les OSC ont eu droit à la parole. Leurs préoccupations ont trouvé réponse avec les membres du gouverne-ment.
Alpha Sékou BARRY
