Prostitution par racolage et proxénétisme : Un démarcheur de 49 ans et deux locatrices condamnés au TGI Ouaga II

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Le procès des personnes poursuivies pour proxénétisme, prostitution par racolage et exercice illégal de la profession de pharmacien s’est déroulé le 1er juillet 2026 au Tribunal de grande instance Ouaga II. Un bailleur et ses deux locatrices figuraient parmi les prévenus.

Y. K., 49 ans, employé de commerce, démarcheur et père de quatre enfants, était poursuivi pour proxénétisme. Il lui est reproché d’avoir sous-loué une villa meublée, située au quartier Patte d’Oie, à deux autres prévenues, T. K. et F. F., au tarif de 15 000 francs CFA par jour. Devant le tribunal, il a déclaré avoir été contacté par un taximan qui lui avait signalé que ces femmes cherchaient un logement.

Il a affirmé n’avoir compris que ces dernières se prostituaient dans la villa qu’à l’occasion d’une visite sur place, en voyant un homme en sortir.

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« Je ne savais pas au départ. Mais une fois je suis allé là-bas et j’ai vu un homme qui sortait. J’ai compris que c’est la prostitution qu’elle font. Le contrat était de deux semaines. J’attendais que les deux semaines finissent pour que je sois débarrassé », a-t-il expliqué, précisant que leur arrestation a coïncidé avec la fin des deux semaines de bail.

85 000 F CFA de bénéfice en deux semaines de sous-location

Le président du tribunal a calculé devant la salle qu’à 15 000 francs par jour pendant deux semaines, le bail représentait 210 000 francs CFA, dont le prévenu a tiré théoriquement 85 000 francs de bénéfice après déduction du loyer de 125 000 francs CFA qu’il paie au propriétaire de la villa. La procureure a également relevé que même après avoir compris ce qui se passait, le prévenu n’avait pas alerté les autorités. Notons que le proxénétisme implique le fait d’aider ou d’assister la prostitution d’autrui, et de tirer profit de cette pratique.

À la suite de Y. K., T. K. a été entendue à la barre. Ancienne employée dans une buvette, elle a reconnu avoir fait du racolage dans 70 groupes WhatsApp pour gagner plus d’argent, travaillant uniquement la nuit. Elle occupait la villa de la Patte d’Oie avec F. F., payant chacune 7 500 francs CFA par jour au démarcheur Y. K.

Tout se passe dans les groupes comme « Bizi Ouaga info »

« C’est dans les groupes qu’on travaille. Les groupes de bizzi. On publie dans les groupes et c’est par là que les gens passent pour nous contacter », a-t-elle expliqué. Elle a encaissé 200 000 francs CFA en deux semaines à 5 000 francs CFA la prestation par client, selon elle.

F. F., la dernière à être entendue pour prostitution par racolage, a reconnu avoir publié dans de nombreux groupes tels que « Ouaga Love » et « Bizi Ouaga info » sur proposition de T. K., après l’échec de son commerce en ligne. Son tarif est passé de 10 000 à 5 000 francs CFA par prestation avec les hommes qu’elles ont reçus. Elle a donc loué la villa avec T. K. pour deux semaines et a dit avoir réalisé un bénéfice de 90 000 francs CFA hors loyer. « Je voulais juste avoir un peu d’argent pour pouvoir reprendre mon commerce », a-t-elle déclaré.

Les deux femmes ont été déclarées coupables des faits de prostitution par racolage et condamnées chacune à une peine d’emprisonnement de trois mois assortie du sursis et à une amende ferme de 500 000 francs CFA.

Quant à Yacouba Kouanda, il a été déclaré coupable et condamné à une peine d’emprisonnement de trois ans avec sursis et à une amende ferme d’un million de francs CFA.

Lire ici ▶Prostitution, proxénétisme et exercice illégal de la pharmacie : Les condamnés applaudissent le verdict du TGI Ouaga II

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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Author: The Insider

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