Les autorités guinéennes ont annoncé la saisie de 359 kilogrammes d’écailles de pangolin, une espèce intégralement protégée par les conventions internationales et la législation nationale. L’opération, rendue publique le vendredi 24 juillet 2026 par la Gendarmerie de l’Environnement, s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le trafic illicite de la faune sauvage.
Cette importante saisie est intervenue après un signalement du procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Mafanco. Alertés, les éléments de la Gendarmerie de l’Environnement se sont rendus au tribunal où les écailles leur ont été officiellement remises en exécution d’une ordonnance de dépôt de scellés.
Le commandant de la Gendarmerie de l’Environnement, le colonel Abdel Kader Bangoura, a rappelé que le pangolin est inscrit à l’Annexe I de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES). À ce titre, son commerce international est interdit, sauf dans des situations exceptionnelles prévues par cette convention.
Il a également souligné que la loi guinéenne sanctionne sévèrement toute personne impliquée dans la détention, le transport ou la commercialisation de trophées ou de dépouilles d’animaux sauvages sans certificat d’origine. Conformément à l’article 168 du Code de la protection de la faune sauvage et de la chasse, les auteurs de telles infractions risquent des peines de un à cinq ans d’emprisonnement ainsi que des amendes allant de 10 à 50 millions de francs guinéens.
À travers cette nouvelle opération, la Gendarmerie de l’Environnement réaffirme sa volonté de renforcer la lutte contre le trafic des espèces protégées et de préserver la biodiversité du pays.
Djamila Kambou
L’article Guinée : 359 kg d’écailles de pangolin saisis, un nouveau coup porté au trafic d’espèces protégées est apparu en premier sur Nouvelles Afrique.
