
L’association club sportif de solidarité Naaba Wangsé, sous le patronage du ministère des Sports et des Loisirs, a organisé du 23 au 28 juin 2026 le Festival international de pétanque de Ouagadougou (FIPO), troisième édition du genre. Les jeux se sont déroulés à l’hippodrome de Nonsin et dans le tout nouveau boulodrome du club, sous la supervision technique de la Fédération burkinabè de pétanque. Le grand trophée, accompagné d’une enveloppe de deux millions de FCFA, a été enlevé par l’équipe burkinabè Sountong Nooma. Elle a battu en finale son homologue nigérienne Liberté pétanque club par arrêt à la sixième mène par 10-4. La ministre en charge des sports et des loisirs, Annick Pikbougoum, entourée de nombreux officiels, était là.
Pendant une semaine, du 23 au 28 juin 2026, l’espace de l’hippodrome de Nonsin et le boulodrome ont connu une effervescence et une animation particulières, du matin au soir. Le motif : il s’y déroulait le Festival international de pétanque de Ouagadougou (FIPO). Une initiative du promoteur et président de l’association club sportif de solidarité Naaba Wangsé, Maxime Zongo. Sept pays étrangers, en fait tous les pays voisins du pays des hommes intègres, en plus du Maroc avec une personnalité. Plusieurs épreuves étaient au programme des jeux, telles que les doublettes, le tir de précision, le tête-à-tête. L’épreuve reine du FIPO, le concours en triplettes, a regroupé 318 joueurs répartis en 106 équipes.
Le promoteur Maxime Zongo était très bien entouré, la ministre des Sports, des autorités administratives, coutumières avec le représentant du Wogdogo Naaba Boulga, le président de la Fédération burkinabè de pétanque Isidore Kientéga, les présidents de clubs, toute la famille bouliste. Si le grand concours Open a regroupé 106 équipes, il faut souligner que depuis le 23 juin, ce sont environ 140 équipes qui étaient présentes à l’hippodrome, chacune jouant dans son épreuve de préférence.

Les éliminatoires de l’Open ont débuté le 27 juin, et 32 équipes, soit les 16ᵉ de finale, ont obtenu leurs tickets pour la suite le lendemain, et les recalés ont été reversés en consolante. Toutes les oppositions étaient des finales, chaque équipe voulant aller chercher le graal de deux millions de francs. Entre les mailles du filet, l’équipe Sountong Nooma du Burkina (Idrissa Zongo dit Young Lee, Lassané Compaoré, Adama Bougoumpiga) et celle Liberté PC du Niger (Saley Moustapha, Soumara Tahirou, Mohamed Harouna) passent en finale.
Pour l’occasion, le boulodrome était plein à craquer, plus de cinq cents spectateurs dans les gradins. Juste avant le coup d’envoi de la finale, les Nigériens, sans se gêner, sortent un sachet de poudre, se frottent les mains et la tête et sucent aussi la poudre.
Si les joueurs burkinabè n’ont pas réagi et les arbitres non plus, le public a sifflé ce comportement. « Wack » ? Effet psychologique pour déstabiliser l’adversaire ? Les joueurs burkinabè sont restés concentrés. La finale était prévue pour se jouer à 13 points. Malgré le théâtre des Nigériens, dès l’entame, ce sont plutôt les Burkinabè qui engrangent les points, après trois mènes, en menant 5-0.

Les Nigériens réagissent timidement à la quatrième mène en prenant 1 point, puis trois, mais les Burkinabè reviennent en force en plaçant cinq précieuses boules, et mènent désormais par 10-4. Les Nigériens sont sonnés, mais les spectateurs s’attendaient à un sursaut, puis contre toute attente, les Nigériens arrêtent la partie ? Ils arguent les bruits du public. La table technique constate les faits, c’est l’abandon et déclare Sountong Nooma vainqueur. Les joueurs burkinabè sont aux anges avec leurs supporters, ils se congratulent, ils vont toucher le graal.
Après les efforts, les récompenses, à noter qu’il y avait huit trophées pour primer les différents vainqueurs aux épreuves. Sountong Nooma reçoit le grand trophée plus deux millions de francs, le finaliste malheureux Liberté PC du Niger se console avec un million de francs, l’équipe Benkadi du Burkina arrivée 3ᵉ gagne 400 000 FCFA, le club prestige PC du Bénin 4ᵉ 350 000 FCFA, du 5ᵉ au 8ᵉ 100 000 FCFA.

Le podium dans chaque épreuve a reçu des médailles. En rappel dans les épreuves des doublettes, la Côte d’Ivoire et le Burkina ont remporté, au tir de précision c’est le Malien Mamadou Koumaré le vainqueur. La Côte d’Ivoire est vainqueur en consolante face à Delwendé du Burkina. Toutes les équipes primées ont reçu des attestations de participation.
Le promoteur Maxime Zongo se dit comblé : « Je suis vraiment sans voix, je remercie le bon Dieu, tout est bien, je ne m’attendais pas à un tel engouement. L’association Naaba Wangsé remercie tout le monde, je salue la présence des autorités avec en tête la ministre des Sports. Elles ont rehaussé le FIPO, je remercie les pays étrangers qui sont venus partager leur amitié avec nous, c’est l’image du Burkina qui en sort grandi », se réjouit-il.

Il ajoutera que sur le plan sportif, il y a aussi un motif de satisfaction, un club burkinabè repart avec le grand prix, en dépit du couac vécu lors de la finale, c’est regrettable, mais ce sont des choses qui arrivent en sport.
La ministre en charge des sports et des loisirs a salué le promoteur et son club Naaba Wangsé pour cette belle initiative. Pour elle, au-delà de l’aspect sportif, le FIPO est un cadre de brassage, de cohésion sociale entre le Burkina et le reste de l’Afrique, en témoigne le déroulement d’une rue marchande concomitamment avec les jeux, et de rassurer que le ministère ne ménagera aucun effort pour accompagner le FIPO.
Barthélemy Kaboré
(Collaborateur)
