
Dans la matinée de ce dimanche 5 juillet 2026, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, Adjima Thiombiano, a procédé au lancement de l’Examen classant national. Cet examen est dédié aux formations spécialisées en médecine, pharmacie et chirurgie dentaire. Le lancement s’est déroulé au sein de l’université Joseph-Ki-Zerbo de Ouagadougou.
L’Examen classant national est organisé dans le cadre du « Plan 1000×5 », une initiative gouvernementale visant à former au moins 5 000 spécialistes dans les domaines de la médecine, de la pharmacie et de la chirurgie dentaire dans les cinq prochaines années. Cet examen constitue donc une étape déterminante dans le parcours des professionnels de santé. Le ministre a indiqué que cette réforme vise à offrir aux médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes généralistes la possibilité de poursuivre une formation spécialisée, afin de renforcer les compétences du personnel de santé et d’améliorer la prise en charge des populations.
« Dorénavant, nous souhaitons qu’au niveau du Burkina Faso, qu’on ne forme pas tout simplement des généralistes, mais que ces généralistes aient la chance de se spécialiser en même temps, de sorte que le tissu sanitaire du Burkina Faso puisse connaître une amélioration significative au niveau de la prise en charge des populations », a-t-il fait comprendre.

Toutefois, Pr Adjima Thiombiano a expliqué que l’année dernière, des étudiants en sixième année de médecine et en cinquième année de pharmacie ont été recrutés avant la validation de leur formation clinique, ce qui avait engendré quelques difficultés. Pour y remédier, le gouvernement a entrepris une mesure claire, celle de permettre aux étudiants de valider d’abord la phase clinique. « Ayant constaté des insuffisances sur le terrain, mais aussi des difficultés au niveau de ces étudiants qui devraient accomplir obligatoirement leur phase clinique, nous avons décidé de donner la chance à tous ces étudiants d’abord de valider cette phase clinique afin d’entamer cette formation de spécialistes », a expliqué le ministre.

Contrairement à l’année dernière où le recrutement s’est déroulé avec un retard, la session de 2026 se tient dans les temps, ce qui permettra de lancer l’année académique le premier octobre prochain.
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1 060 postes pour 957 candidats
Pour cette session de 2026, l’ENC a enregistré 1 060 postes répartis comme suit : 828 postes pour la médecine, 219 postes pour la pharmacie et treize pour la chirurgie dentaire.
Face à cette offre de formation, les candidats étaient également au rendez-vous. Au total, ils sont 957 candidats à prendre part à cette deuxième édition de l’Examen classant national. Cet effectif inférieur au nombre de postes disponibles traduit la volonté des autorités d’élargir l’accès aux formations spécialisées, toute chose permettant de renforcer les ressources humaines en santé.

Parmi les candidats figurent Sayouba Ouédraogo, médecin généraliste, et Félicia Oubda, étudiante en pharmacie. Tous deux nourrissent de grands espoirs pour leur avenir professionnel. « Ce matin, nous sommes là pour la composition de l’Examen classant national pour le recrutement des spécialistes. Je suis confiant avec plein d’espoir que j’aurai la spécialité que je veux », a confié Sayouba Ouédraogo. Felicia Oubda se sent aussi confiante, même si le stress se fait sentir. Je me dis qu’avec ce que j’ai bossé, ça devrait aller », a-t-elle déclaré.

Pour mémoire, l’Examen classant national est une initiative conjointe entre le ministère de la Santé et celui de l’Enseignement supérieur. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la santé « Plan 1000×5 », visant à garantir à chaque Burkinabè un accès équitable à des soins de qualité, partout sur le territoire. Le « Plan 1000×5 » est une réforme majeure du système de soins au Burkina Faso. Il ambitionne de former et de déployer sur tout le territoire national 1 000 spécialistes de santé par an pendant cinq ans, soit 5 000 spécialistes d’ici à 2030.
Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net
