Burkina: l’ONU envisage la fermeture du bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme après la suspension de ses activités
Ouagadougou, 30 juin 2026 – Le Coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, Maurice Azonnankpo, a informé mardi le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, de l’intention de l’Organisation d’appliquer la clause de l’accord de siège qui prévoit la fermeture de ses bureaux en cas de suspension prolongée de leurs activités. Cette disposition concerne le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, dont les activités ont été suspendues en avril 2026.
L’information a été donnée au cours d’une audience accordée par le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, au Coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso, accompagné de la Représentante résidente du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, en présence de la ministre déléguée, Bêbgnagnan Stella Eldine Kabré/Kaboré.
Avant cette éventuelle fermeture du bureau de Ouagadougou, Maurice Azonnankpo a souhaité la nomination d’un point focal national chargé d’assurer, pendant une période de six mois, la coordination des projets déjà engagés.
Le Coordonnateur résident par intérim du système des Nations Unies au Burkina Faso a également formulé le vœu de voir s’ouvrir un nouveau cadre de dialogue permettant aux deux parties d’élaborer de nouvelles modalités de coopération dans l’intérêt commun.
La suspension des activités du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme au Burkina Faso avait été décidée par le gouvernement en avril 2026.
Les autorités burkinabè avaient motivé cette décision par les rapports de l’ONG Human Rights Watch ainsi que par les déclarations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Volker Türk, accusant l’État burkinabè de restreindre l’espace civique.
Le ministre des Affaires étrangères a indiqué avoir pris note de la possibilité d’une fermeture prochaine du bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme ainsi que de la demande de désignation d’un point focal.
Pour lui, il est temps que les patrons de ces organisations « arrêtent de se comporter en super policiers en outrepassant les principes de l’accord de siège parfois au profit des intérêts personnels ».
Selon le chef de la diplomatie burkinabè, cette position du gouvernement vise à envoyer un signal aux partenaires qui voudraient fouler aux pieds la souveraineté nationale et l’intérêt supérieur des Burkinabè.
Tout en réitérant la disponibilité du gouvernement à tisser des partenariats sains, le ministre des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré, a invité les premiers responsables des organisations internationales à adopter une nouvelle approche de coopération fondée sur le respect mutuel.
Agence d’information du Burkina
Source : DCRP/MAE
