
Le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) a tenu son 9e congrès, les 17 et 18 juillet 2026 à Ouagadougou. 98 délégués issus des 36 sections du mouvement ont pris part à cette rencontre. Le thème de ce rendez-vous tournait autour de trois questions principales : la résilience des militants, la contribution des ces derniers au retour de la paix au Burkina Faso, et l’adaptation des ressources aux défis du moment.
La clôture du 9e congrès a débuté par la lecture de deux actes. Le premier est un appel aux militants et militantes du MBDHP à organiser une chaîne de solidarité en faveur des victimes du terrorisme au Burkina Faso, puis à mettre en œuvre des actions de plaidoyer en direction des autorités publiques pour la prise en charge adéquate des victimes du terrorisme. Le deuxième acte, lui, porte sur un appel à la protection des défenseurs des droits humains.

Par la suite, le président du MBDHP, Chrysogone Zougmoré, reconduit à la tête du mouvement pour un mandat de quatre ans, a livré une analyse de la situation internationale de ces dernières années, marquée par la persistance des guerres dans les pays comme le Soudan, la République démocratique du Congo, etc. S’exprimant en sus sur la situation nationale, le MBDHP a souhaité une défense plus accrue des populations, et que la paix revienne au Burkina Faso.
Ce congrès, faut-il le rappeler, a été l’occasion pour le mouvement de faire le bilan de ces activités. « Au cours de ces quatre dernières années, les séances d’information et d’animation ont permis de toucher en moyenne 9 600 personnes par an. Les actions d’appui-conseils, d’accompagnement des victimes et des parents des victimes, quant à elles, ont permis de soutenir en moyenne 300 personnes par an », a résumé Chrysogone Zougmoré, à la tête d’un bureau de onze membres accompagnés de deux commissaires aux comptes.

Notons que le comité exécutif national a œuvré à la réalisation d’actions cardinales, dont la construction du centre de formation du mouvement composé d’une salle de conférence d’une capacité de 80 places. Les congressistes ont aussi, au cours de ces deux jours d’échanges, exhorté le comité exécutif national à faire arme de tout bois pour davantage préserver les acquis, mais aussi corriger les insuffisances, avec la pleine participation de l’ensemble des structures du mouvement.
Erwan Compaoré
Lefaso.net
