Le Zimbabwe franchit une nouvelle étape dans sa réforme constitutionnelle. Le Parlement a définitivement adopté un projet de loi qui pourrait permettre au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat jusqu’en 2030. Le texte attend désormais la signature du chef de l’État pour entrer en vigueur.
L’Assemblée nationale a approuvé les amendements par 226 voix contre 41, après leur validation par le Sénat le 24 juin. La réforme prévoit notamment de faire passer la durée des mandats présidentiel et parlementaire de cinq à sept ans, ainsi que plusieurs changements dans le fonctionnement du système politique du pays.
Le projet de réforme s’inscrit dans la volonté affichée par le président Emmerson Mnangagwa de poursuivre les transformations engagées depuis son arrivée au pouvoir. Au cours de son mandat, le chef de l’État a notamment mis l’accent sur la valorisation des ressources naturelles, en particulier le secteur minier, considéré comme un moteur stratégique de l’économie nationale.
À travers cette orientation, le gouvernement entend renforcer la souveraineté économique du Zimbabwe, en favorisant une meilleure maîtrise de ses richesses minières et en veillant à ce que leur exploitation contribue davantage au développement du pays. La prolongation du mandat présidentiel est ainsi présentée comme un moyen de maintenir le cap fixé et de poursuivre les grands chantiers engagés dans les secteurs économiques, industriels et des infrastructures.
Si la loi est promulguée, le second mandat du président Mnangagwa, qui devait normalement prendre fin en 2028, pourrait être prolongé de deux années supplémentaires, jusqu’en 2030.
Yolande Bazié
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