La tension monte entre Dar es-Salaam et Pretoria.
La Présidente tanzanienne a annoncé, ce week-end, une mesure radicale : un ultimatum de 48 heures accordé aux citoyens sud-africains pour quitter le territoire. Dans la foulée, elle a ordonné la suspension immédiate de toutes les liaisons aériennes et commerciales avec l’Afrique du Sud.
Une décision forte. Un message politique sans ambiguïté.
Cette riposte intervient après une nouvelle vague de violences xénophobes visant des migrants africains en Afrique du Sud. Des attaques qui ravivent les tensions et suscitent l’indignation à travers le continent.
Dans un discours au ton ferme, la cheffe de l’État a dénoncé l’inaction des autorités sud-africaines.
Elle accuse Pretoria d’avoir « oublié le soutien reçu pendant la lutte pour l’indépendance ». Elle évoque également « l’humiliation de nos enfants dans un pays qui a accueilli des exilés ayant combattu l’apartheid ».
Au-delà des déclarations, l’acte diplomatique marque une rupture nette. Suspension des échanges. Gel des flux. Signal adressé à Pretoria.
Reste à savoir si cette escalade ouvrira la voie à des discussions rapides… ou à une crise diplomatique durable.
A. Flora BARO
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