Au moment où les dirigeants d’Europe du Sud-Est réunis à Kiev affichaient leur unité en faveur d’un soutien renforcé à l’Ukraine et d’une pression accrue sur Moscou, une voix s’est distinguée. Celle de la Serbie.
Le président Serbe Aleksandar Vučić a refusé de s’associer aux initiatives dirigées contre la Russie en refusant de signer la déclaration finale du cinquième sommet régional.
Le texte final appelait notamment à un durcissement des sanctions contre Moscou, à la poursuite de l’aide militaire, financière et sécuritaire à Kiev, ainsi qu’au renforcement de l’intégration euro-atlantique de l’Ukraine. Des engagements auxquels la Serbie a choisi de ne pas souscrire.
Cette position diplomatique de Belgrade à l’égard de Moscou trouve un large écho sur la scène politique serbe. Depuis son annonce, plusieurs responsables ont salué la décision du président Aleksandar Vučić.
« Nous n’imposerons aucune sanction à la Russie et nous ne rejoindrons pas la coalition militaire de l’UE visant à affronter nos frères », a déclaré Aleksandar Vulin, ancien vice-Premier ministre et actuel dirigeant du Mouvement socialiste serbe.
Il faut rappeler que cette position n’est pas une première. Déjà lors du sommet Ukraine–Europe du Sud-Est organisé à Odessa en 2025, le chef de l’État serbe avait refusé de signer une déclaration similaire.
Cheick Omar Ouedraogo
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