Dans le cadre de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), l’Office national de la sécurité routière (ONASER) a organisé, ce samedi 25 avril 2026 à Bobo-Dioulasso, une campagne de sensibilisation sur le port du casque au profit des usagers de la route. L’objectif de cette initiative est d’interpeller les conducteurs d’engins à deux roues sur la nécessité absolue de se protéger en circulation.
L’ONASER a sillonné plusieurs artères de la ville de Sya pour sensibiliser les citoyens aux règles élémentaires de sécurité. Le constat sur le terrain est cependant inquiétant : de nombreux motocyclistes circulent encore sans casque. Interpellés par les agents, certains usagers invoquent « l’oubli » pour se justifier. Face à ces arguments, l’Office balaie les excuses liées au manque de confort ou aux « petites courses » et condamne fermement l’usage fantaisiste du casque, qu’il soit attaché au guidon, mal positionné ou non bouclé.
Selon le lieutenant de police Moctar Ouédraogo, chargé des opérations de l’antenne Ouest de l’ONASER, la période de la SNC se caractérise par une forte mobilité et des rassemblements massifs. Dans ce contexte, la sécurité des usagers est primordiale pour garantir le bon déroulement des festivités.

À ce sujet, il a souligné que le casque est un équipement de protection indispensable pour prévenir les blessures graves à la tête en cas d’accident, indépendamment de la durée ou de la distance du trajet. Selon lui, le non-respect de cette règle s’apparente à une défiance envers l’autorité de l’État.
«Il faut que les gens sachent que le casque nous protège en cas d’accident de la circulation routière, parce que l’accident ne prévient pas. Donc aujourd’hui, la condition sine qua non, c’est le port du casque avant de pouvoir avoir son engin », a-t-il indiqué.
En guise de sanction, les contrevenants ont l’obligation de se munir d’un casque sur place avant d’être autorisés à récupérer leur engin. C’est le cas de Guy Armel Traoré, interpellé par les agents de police pour défaut de protection. Malgré la contrainte, ce dernier a qualifié l’opération de « merveilleuse » et de « salutaire ». Pour pouvoir repartir avec sa moto, il a dû retourner chercher son casque à son domicile.
«Je trouve que c’est encore mieux parce que ça nous protège contre les accidents. Ça nous protège contre le vent même qui souffle à cette heure-ci », s’est-il réjoui.
Lazard KOLA
Faso7
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