Sissili/Santé : Les acteurs de la santé et de la société civile outillés pour lever les barrières d’accès aux soins contre le paludisme

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Sissili/Santé : Les acteurs de la santé et de la société civile outillés pour lever les barrières d’accès aux soins contre le paludisme

Léo, 29 juin 2026 (AIB) – Le District sanitaire de Léo a initié, le lundi 29 juin 2026 dans sa salle de réunion, un atelier de formation au profit des professionnels de la santé et des leaders de la société civile. L’objectif est de renforcer les capacités des participants pour identifier et lever les obstacles qui entravent l’accès des populations clés aux interventions de lutte contre le paludisme.

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Au Burkina Faso, le paludisme demeure un problème majeur de santé publique et constitue l’une des premières causes de morbidité et de mortalité, particulièrement chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. Malgré les efforts consentis par l’État et ses partenaires, des inégalités persistent dans l’accès aux interventions essentielles. C’est pour corriger ces disparités que le District sanitaire de Léo a regroupé ses acteurs de terrain autour d’une approche andragogique et participative, alternant exposés interactifs, travaux de groupe et études de cas.

Selon le Médecin-Chef du District (MCD) de Léo, le Dr Aboubacary Abdou, cette session de formation va permettre d’agir directement à la racine du problème. « Cette initiative vise à identifier et à lever les obstacles qui empêchent les populations d’accéder aux services de santé, particulièrement dans le cadre de la lutte contre le paludisme », a-f-il déclaré.

Le Dr Aboubacary Abdou a souligné la complexité de la situation sur le terrain. « Les barrières à l’accès aux soins sont de diverses natures. Elles sont à la fois géographiques, économiques, financières et culturelles, auxquelles s’ajoute parfois un déficit de connaissances sur les questions de santé. Ces facteurs limitent l’équité d’accès aux soins et fragilisent nos sociétés ». Pour y faire face, il a exhorté les participants à utiliser l’outil « Malaria Matchbox Tool » afin de mieux cibler les interventions et à s’appuyer sur les Organisations à Base Communautaire (OBC) pour orienter les populations isolées vers les centres de soins.

Pour animer cet atelier, le MCD était entouré d’une équipe de facilitateurs pluridisciplinaire, comprenant Issouf Ouédraogo, Technicien d’État en Génie Sanitaire et Chef du service de la promotion de la santé et de la santé communautaire au district de Léo, Lankoandé André, Coordonnateur de l’ATTBF Léo, et Nadège Yaméogo/Zongo, Inspectrice d’éducation spécialisée à la DPFS/Sissili.

Prenant la parole, le facilitateur Issouf Ouédraogo a précisé l’orientation pédagogique de la session. « Pour outiller efficacement les participants, nous avons mis l’accent sur le renforcement de leurs connaissances concernant les principes de l’équité et des droits humains. Les apprenants vont ainsi développer des compétences clés en communication interpersonnelle et en écoute active. » Il a ajouté que les résultats de cet atelier seront évalués immédiatement par un système de pré-test et post-test, et à moyen terme par des changements concrets de comportement, pour un accueil plus respectueux des patients sans distinction de sexe, d’âge ou de condition sociale.

Du côté des bénéficiaires, les réalités du terrain restent vécues comme de réels défis au quotidien. L’infirmière cheffe de poste du Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) de Dabiou, participante à la formation, a témoigné de la lourdeur de sa tâche. « Le premier grand défi consiste à faire comprendre aux populations le but réel de la sensibilisation afin d’obtenir leur adhésion. Malgré nos efforts répétés, les croyances socioculturelles persistent et freinent le changement de comportement. À cela s’ajoute le manque criard de personnel dans les formations sanitaires, les agents étant plus concentrés en zone urbaine. Se retrouver à seulement un ou deux agents pour faire fonctionner un centre de santé rend l’organisation des activités de sensibilisation extrêmement difficile ».

Elle a toutefois salué la pertinence de cette formation qui recentre les soins sur l’humain. « Dans nos centres de santé, peu importe que le patient soit mossi, peul ou gourounsi, un malade est un malade, un point c’est tout. Chaque personne a droit aux mêmes soins et à la même attention, dans le respect strict des droits humains, du genre et de l’équité. Concrètement, sur le terrain, nous allons renforcer ces pratiques », s’est-elle engagée, avant de lancer un appel pressant aux communautés à collaborer avec le personnel soignant pour la réussite de cette lutte commune.

Agence d’Information du Burkina
BAN/ata

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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