
Après trois jours rythmés de conférences, de panels, d’expositions et de rencontres d’affaires sur la digitalisation des services financiers en Afrique, la première édition du Salon africain de la finance et de l’innovation technologique (SAFIT) a officiellement refermé ses portes autour d’un dîner de gala, samedi 18 juillet 2026 à Ouagadougou.
Dans une ambiance conviviale, les différents acteurs de l’univers technologique ont marqué une pause pour célébrer la réussite de la première édition du SAFIT. Cette soirée a été l’occasion de dresser le bilan de ces trois jours d’activités, de célébrer les acteurs engagés dans la transformation numérique de la finance, mais aussi de renforcer les liens entre les différents partenaires.
Dans son allocution, Komlan Ametefe, gérant adjoint d’Africasoft, a salué la mobilisation des participants et la qualité des échanges enregistrés tout au long du salon. Il a souligné que cette première édition a permis de créer un cadre de dialogue entre les différents acteurs de l’écosystème financier et technologique africain, tout en ouvrant des perspectives de collaboration pour accélérer la transformation numérique du continent. Pour lui, le SAFIT a pleinement atteint son objectif en favorisant les échanges entre les différents acteurs de l’écosystème.

« Durant ce salon, nous avons vu cette rencontre prendre vie. Des institutions de microfinance ont découvert des outils qui répondent précisément à leurs contraintes de terrain. Des développeurs ont mieux compris les réalités réglementaires du secteur financier. Des ONG se sont approprié des solutions technologiques pour se conformer aux nouvelles exigences de gouvernance. C’est exactement la dynamique que nous espérions créer », a-t-il déclaré.
Il a également rappelé que l’organisation du salon relevait avant tout d’un engagement en faveur de la transformation numérique du continent. « Organiser ce salon n’était pas pour nous un exercice de communication, mais un engagement. Celui de mettre notre expertise technologique au service du développement de tout un écosystème et contribuer, à notre échelle, à faire avancer la digitalisation de la finance en Afrique », a-t-il ajouté.

La soirée a également été marquée par une remise d’attestations de reconnaissance et de certificats de participation. Partenaire du SAFIT, Nomwendé Claire Lossiane, directrice générale de l’Association professionnelle des institutions de microfinance au Burkina Faso, a salué cette initiative qui a favorisé le partage d’expériences entre les participants. Selon ses dires, ces journées ont permis aux participants de découvrir des solutions numériques et de renforcer leurs connaissances surtout en matière de digitalisation.

« Aujourd’hui, je peux dire que je suis convaincue que tout ce que nous avons déployé sur le terrain commence à impacter. Il faut développer des solutions endogènes pour répondre aux réalités de nos activités », a-t-elle fait comprendre.
Selon les organisateurs, cette première édition a réuni une centaine de participants. Alors que l’édition 2 se dessine en mai 2027, Steve Khaunbiow, directeur commercial de Cagecfi SA, nourrit l’ambition que les prochaines éditions du SAFIT soient d’une grande envergure, notamment avec la mobilisation de participants, d’exposants et de sponsors, mais aussi l’implication du ministère en charge de l’inclusion financière et du numérique. « L’ambition est que le SAFIT devienne un salon itinérant au sein de toute l’Afrique de l’Ouest dans un premier temps, et ensuite au niveau de toute l’Afrique », a-t-il indiqué.

À l’issue de ces trois jours d’échanges, les participants sont repartis avec de nouvelles connaissances. Pour Natacha Nacoulma du services Microfi SA, cette formation a été une opportunité de renforcer ses capacités. « Nous avons acquis beaucoup de chose. Le digital, c’est quelque chose qu’on n’avait pas encore mis en application. Mais à travers ces panels, nous avons compris qu’il vient améliorer nos services. Nous avons également mieux cerné les enjeux liés à l’accès des femmes, surtout celles en milieu rural, aux services financiers », a-t-elle confié.

À noter que la première édition du Salon africain de la finance et de l’innovation technologique (SAFIT) s’est déroulée du 16 au 18 juillet 2026 à Ouagadougou. Elle a été placée sous le thème : « La digitalisation comme facteur de croissance des SFD et PME/ PMI en Afrique ».
Muriel Dominique Ouédraogo
Wassila Rouamba (stagiaire)
Lefaso.net
