BURKINA–KADIOGO–SANTÉ
Qualité des soins : Bonvouila Sawadogo obtient un doctorat avec mention Très Honorable pour une thèse sur le CHU de Tengandogo
Ouagadougou, 20 juillet 2026 (AIB)- Bonvouila Sawadogo a soutenu, ce lundi, sa thèse de doctorat en Santé publique à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, intitulée « Référentiel national qualité au Centre hospitalier universitaire de Tengandogo : mise en œuvre, conformité aux exigences, appropriation des acquis par les acteurs et leçons apprises ». Au terme de sa soutenance, l’impétrant a obtenu le grade de Docteur avec la mention Très Honorable.
La recherche propose une analyse approfondie de la dynamique qualité dans l’un des plus grands centres hospitaliers du Burkina Faso. Devant un jury d’éminents professeurs du Burkina, du Bénin et du Mali, l’impétrant a présenté les résultats de plusieurs années de travail de recherche sur le terrain.
Le jury était présidé par le Pr Hamadoun Sangho, professeur titulaire en santé publique à l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako.
Il était composé du Pr Moussiliou Noël Paraïzo, maître de conférences en santé publique à l’Université d’Abomey-Calavi du Bénin ; du Pr Wendkouni Jocelyne Valérie Gare, maître de conférences agrégé en santé publique à l’Université Joseph Ki-Zerbo, en qualité d’examinatrice ; du Pr Ziemlé Clément Méda, professeur titulaire en santé publique à l’Université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso, codirecteur de thèse ; et du Pr Maxime Koinè Drabo, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) de Ouagadougou, directeur de thèse.
Dans sa démonstration, Bonvouila Sawadogo a montré comment la mise en œuvre du Référentiel national qualité au CHU de Tengandogo, et notamment l’obtention de la certification ISO, peut contribuer à renforcer la confiance des populations et à améliorer l’adhésion aux offres de soins.
Pour lui, la qualité n’est pas inhérente uniquement aux textes : elle exige une lecture fine du contexte, une mobilisation de ressources financières endogènes et adaptées, et surtout l’adhésion des acteurs de terrain.
« La beauté des textes ne suffit pas à garantir une bonne mise en œuvre de la qualité si le contexte n’est pas prioritairement pris en compte, ainsi que les attentes des acteurs », a-t-il souligné.
Son étude s’attache ainsi à documenter non seulement les avancées, mais aussi les conditions humaines et relationnelles qui permettent à une politique de qualité de produire des effets durables dans les formations sanitaires.
Le directeur de thèse, le Pr Maxime Koinè Drabo, a salué une recherche susceptible d’inspirer les réformes à venir.
Il a insisté sur la nécessité de documenter systématiquement les réformes mises en œuvre et de travailler à l’appropriation des mesures par l’ensemble des bénéficiaires et des agents impliqués.
« C’est à cette condition que l’on peut espérer des résultats probants », a-t-il soutenu, soulignant que les pistes de solutions proposées dans la thèse constituent une contribution utile pour l’amélioration continue de la qualité dans les unités de soins.
À l’issue de la délibération, le jury a jugé Bonvouila Sawadogo digne du grade de Docteur en Santé publique avec la mention Très Honorable. Une distinction qui consacre un travail de recherche tourné vers un enjeu central pour le système de santé burkinabè, et qui vise à faire de la qualité des soins une pratique ancrée dans le contexte et portée par ses acteurs.
Le nouveau docteur a témoigné sa gratitude à l’endroit de tous ses encadreurs pour leur rigueur scientifique et leur patience, ainsi qu’à l’ensemble des membres de sa famille qui lui ont permis d’aboutir aux résultats du jour à travers l’obtention de ce doctorat.
Agence d’information du Burkina
RK/ata
