Une douzaine de journalistes issus de médias publics, privés, audiovisuels, de la presse écrite et en ligne ont pris part le 24 juillet 2026 à Ouagadougou, à un atelier d’information sur le nouveau Code des personnes et de la famille (CPF), consacré notamment aux dispositions relatives au mariage d’enfants et à la protection de l’enfant. Organisée dans le cadre du projet Sini Gnesigui 2022-2026, cette rencontre vise à renforcer les capacités des professionnels des médias pour une meilleure vulgarisation du nouveau cadre juridique auprès des populations.
Faire connaître le nouveau CPF
Le mariage d’enfants reste une réalité préoccupante au Burkina Faso. Malgré les efforts déployés par les acteurs de la protection de l’enfant, cette pratique continue d’avoir des conséquences sur la santé, l’éducation, l’autonomie et l’avenir des jeunes gens. C’est dans ce contexte que l’Association d’Appui et d’Éveil Pugsada (ADEP), en collaboration avec ses partenaires, a réuni des professionnels des médias autour du nouveau Code des personnes et de la famille.
Lamizana Absétou a rappelé que le mariage d’enfants demeure une réalité préoccupante avec des conséquences graves sur la vie, la santé, l’éducation et l’avenir de nombreuses filles.
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A l’ouverture des travaux, la Coordonnatrice de l’ADEP, Lamizana Absétou, a rappelé la nécessité de mieux faire connaître les nouvelles dispositions du CPF. « Le mariage d’enfants demeure une réalité préoccupante avec des conséquences graves sur la vie, la santé, l’éducation et l’avenir de nombreuses filles », a-t-elle souligné.
Pour elle, l’adoption du nouveau texte constitue une avancée importante. Toutefois, cette avancée juridique ne pourra véritablement produire ses effets que si les populations connaissent et comprennent les dispositions qui les concernent. D’où l’importance de l’implication des médias dans le processus de vulgarisation.
Les médias, acteurs de changement
La coordonnatrice nationale de la Coalition nationale de lutte contre le mariage d’enfants (CONAMEB), Eulalie Yerbanga, a, pour sa part, salué l’engagement des professionnels des médias aux côtés des organisations de défense des droits de l’enfant.
Eulalie Yerbanga, Coordonnatrice nationale de la Coalition nationale de lutte contre le mariage d’enfants (CONAMEB), a salué l’engagement des professionnels des médias aux côtés des organisations de défense des droits de l’enfant.
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Elle a relevé que la lutte contre le mariage d’enfants nécessite une mobilisation collective et durable. « L’adoption d’un texte aussi important soit-il ne suffit pas à elle seule. Encore faut-il qu’il soit compris, expliqué, approprié et porté auprès des populations », a-t-elle déclaré.
A travers cette session, les participants ont été encouragés à davantage s’intéresser aux questions liées à la protection de l’enfant et à produire des contenus susceptibles d’informer et de sensibiliser l’opinion. Reportages, articles, émissions, débats et autres productions médiatiques sont ainsi considérés comme des outils pouvant contribuer à faire évoluer les mentalités et les pratiques.
Pour les organisateurs, le journaliste ne doit donc pas être un simple relais de l’information juridique. Il doit également contribuer à éclairer les citoyens, à nourrir le débat public et à promouvoir une véritable culture de protection de l’enfant.
Vulgariser pour mieux protéger
La rencontre a également permis de rappeler la nécessité d’une synergie d’action entre les organisations de la société civile, les pouvoirs publics et les médias. L’objectif est de faire du nouveau CPF un instrument mieux connu et mieux compris par les communautés.
En renforçant les connaissances des journalistes sur les dispositions relatives au mariage d’enfants et à la protection de l’enfant, les organisateurs espèrent voir émerger davantage de productions médiatiques consacrées à ces problématiques.
Car, au-delà des textes et des réformes juridiques, l’enjeu demeure celui de leur appropriation par les populations. Et dans ce combat, la plume, le micro et la caméra des journalistes peuvent contribuer à faire reculer les pratiques préjudiciables et à faire entendre la voix des enfants. La véritable réussite du nouveau Code des personnes et de la famille se mesurera ainsi aussi à sa capacité à sortir des textes pour entrer dans les foyers, les communautés et les consciences.
Hubert BADO
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