Prix du journalisme pour la paix : Lefaso.net décroche quatre distinctions

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Trois journalistes du média en ligne Lefaso.net se sont illustrés lors de la 5ᵉ édition du Prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale (PJPCS), tenue le jeudi 11 juin 2026. Farida Thiombiano, Hamed Nanéma et Herman Bassolé ont remporté au total quatre distinctions, dont deux prix officiels et deux prix spéciaux. Organisée par Sahel Peace Initiative (SPI), cette édition a enregistré 47 œuvres en compétition.

À travers son œuvre intitulée « Éducation : Dans certaines périphéries de Ouagadougou, l’intégration des élèves déplacés se construit grâce à des écoles solidaires », Farida Thiombiano a su montrer que, malgré les traumatismes liés à l’insécurité et à l’exil forcé, des centaines d’enfants retrouvent progressivement le chemin de l’école grâce à l’engagement des établissements d’accueil, des communautés éducatives et des partenaires techniques.

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À travers ce travail, l’auteure met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontées les écoles faisant face à l’afflux d’élèves déplacés, mais aussi les initiatives innovantes mises en œuvre pour favoriser l’inclusion, la cohésion sociale et le bien-être psychosocial des enfants. Grâce à cette production, elle remporte le prix spécial Christian Aid ainsi que la troisième place du prix officiel.

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Farida Thiombiano rend grâce à Dieu pour ses deux prix et salue le comité d’organisation pour la tenue annuelle de cette activité.

La journaliste confie par ailleurs voir dans cette double récompense l’aboutissement de plusieurs années d’efforts et de persévérance. « C’est ma troisième fois de postuler et c’est ma première fois d’être lauréate et je remporte deux prix. Je suis heureuse et je pense que c’est l’aboutissement d’un travail de plusieurs années parce que je ne me suis pas découragée quand je ne gagnais pas de prix. J’ai réorienté mes sujets vers la paix et la cohésion sociale », a-t-elle confié.

Elle a ensuite dédié ses distinctions à sa rédaction, à ses collègues, à sa famille ainsi qu’à l’ensemble des journalistes du monde, engagés pour la paix et la cohésion sociale.
« Prise en charge psychologique des déplacés internes : Gogo, théâtre d’une guérison collective » est l’œuvre qui a valu à Herman Bassolé le deuxième prix officiel dans la catégorie presse en ligne. Dans cet article, il retrace le parcours de femmes déplacées internes à Gogo, une commune située à une vingtaine de kilomètres de Manga, qui ont retrouvé espoir grâce au projet « Théâtre de l’apaisement » (Pelen-Sik-Kuusem), porté par l’Institut de recherche théâtrale du Burkina (IRTB).

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Herman Bassolé, lauréat du 2e prix officiel

Intégrées au sein de familles d’accueil, ces femmes tentent de surmonter les traumatismes causés par l’insécurité et leur déplacement forcé. Pour y parvenir, le projet combine art-thérapie théâtrale, accompagnement psychologique et formations aux activités génératrices de revenus, notamment le perlage et la savonnerie, afin de favoriser leur résilience et de renforcer la cohésion sociale.

De son côté, le journaliste Hamed Nanéma a remporté le prix spécial Oxfam grâce à son article intitulé « Région des Koulsé : Sous l’impulsion du PCRSS-Burkina, l’agriculture renforce la résilience et rallume l’espoir ».
À travers ce reportage, il raconte la résilience des communautés de la région des Koulsé grâce à l’agriculture, avec l’appui du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel-Burkina Faso (PCRSS-Burkina), qui leur apporte un soutien en semences et en engrais.

Ces distinctions saluent non seulement l’engagement des trois journalistes, mais également leur rigueur professionnelle et leur volonté de mettre en lumière des récits porteurs de cohésion sociale, de résilience et de vivre-ensemble, dans un contexte marqué par d’importants défis sécuritaires.

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Hamed Nanema, lauréat du prix spécial Oxfam

Une édition marquée par des innovations

Cette 5ᵉ édition du Prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale a été marquée par deux innovations, dont la création d’un prix régional.
Dans cette nouvelle catégorie, c’est Drissa Diallo, de la radio Yeelen du Mali, qui a remporté le prix régional avec son œuvre intitulée « Un vocal qui divise ». Lauréat de cette catégorie introduite cette année dans la compétition, le journaliste a indiqué que son reportage primé traite de la problématique des discours de haine sur les réseaux sociaux.

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« C’est ma première à ce concours et dire que je suis le lauréat de cette première édition est une fierté pour moi car cela restera dans l’histoire », dit Drissa Diallo, lauréat du prix régional.

« Mon reportage porte sur les discours de haine à travers les réseaux sociaux. J’ai pris l’exemple d’un vocal qui appelle à la haine pour montrer les conséquences de ce type de contenu. J’ai également fait intervenir des spécialistes des réseaux sociaux ainsi que des acteurs engagés dans la promotion de la paix et de la cohésion sociale afin de souligner l’importance du vivre-ensemble », a-t-il expliqué.

Il a également exprimé sa fierté de voir son nom associé à cet événement et a dédié son prix à l’ensemble de ses confrères dans un contexte qu’il juge particulièrement difficile.
Au nom du ministre en charge de la Communication, Marguerite Douanio a salué la tenue de cet événement annuel qui valorise les productions journalistiques ainsi que l’engagement des femmes et des hommes de médias en faveur de la promotion de la paix. « Je voudrais exprimer mes vives félicitations à l’Église catholique qui a toujours été engagée dans la promotion de la paix et du vivre-ensemble dans notre pays. Aux journalistes, à travers vos œuvres, vous démontrez que le journalisme est un levier à actionner impérativement pour une transformation sociale positive », a-t-elle déclaré.

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Par la voix du ministre chargé de la communication, Marguerite Douanio exprime sa reconnaissance envers mes journalistes pour leur contribution dans la paix et la cohésion sociale.

De son côté, Mgr Alexandre Bazié, président du groupe de travail SPI au Burkina Faso, s’est réjoui de l’élargissement de l’initiative à l’échelle régionale, qu’il considère comme l’une des principales satisfactions de cette édition. « Notre joie est que le prix est devenu un prix régional. Il s’est étendu à l’ensemble des pays couverts par le Sahel Peace Initiative. C’est un pas important pour la promotion de la paix dans notre région », a-t-il indiqué.

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« Dans notre culture africaine, la parole est puissante. Elle peut construire ou détruire. D’où la nécessité d’en faire un outil de paix », Mgr Alexandre Bazié

Il a également salué la qualité des œuvres soumises au jury ainsi que l’engagement des professionnels des médias en faveur de la cohésion sociale.
À noter que cette 5ᵉ édition était placée sous le thème : « Renforcement de la paix et de la cohésion sociale à travers la promotion de la résilience, du dialogue communautaire et la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation ».

Muriel Dominique Ouédraogo
Lefaso.net

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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