l’approche du 15 mai 2026, la tension politique monte d’un cran en Somalie, où l’opposition refuse toute prolongation du pouvoir présidentiel au-delà de la date qu’elle considère comme la fin légale du mandat.
Selon plusieurs figures de l’opposition, dont Abdirahman Abdishakur, le mandat de Hassan Sheikh Mohamud arrive à échéance le 15 mai 2026, conformément au cycle de quatre ans en vigueur au moment de son élection. Elles rejettent donc la validité des récentes réformes constitutionnelles adoptées en mars 2026, qui introduisent notamment le suffrage universel direct et portent la durée du mandat présidentiel à cinq ans.
De son côté, le gouvernement, dirigé par le Premier ministre Hamza Abdi Barre, s’appuie sur cette nouvelle Constitution pour justifier la prolongation du mandat présidentiel. Une position que l’opposition assimile à une dérive autoritaire, dénonçant un renforcement excessif des pouvoirs de l’exécutif et l’absence de garanties sur la limitation des mandats.
Le bras de fer politique prend une tournure plus préoccupante avec l’évocation d’un processus électoral parallèle par certains opposants. Une telle initiative pourrait déboucher sur l’émergence d’une autorité concurrente, faisant planer le risque d’un double pouvoir institutionnel dans un pays marqué par une instabilité chronique.
Dans ce climat de défiance, l’absence de consensus sur le cadre juridique et électoral accentue les incertitudes. La période à venir s’annonce décisive pour la stabilité des institutions somaliennes, alors que le pays se retrouve à un moment charnière de son évolution politique.
Yolande Bazié
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