Patrimoine cinématographique : L’ABCA ressuscite l’histoire du 7e art burkinabè

Pub 📢

Dans le cadre de la 4e édition du mois du patrimoine burkinabè, l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) organise une exposition consacrée au patrimoine cinématographique. Le top de départ des activités a été donné, ce 11 mai 2026, par Gilbert Ouédraogo, ministre chargé de la Culture.

Des caméras argentiques datant des années 1960, du matériel issu de grands plateaux de tournage, notamment ceux du réalisateur Kollo Daniel Sanou, des projecteurs de films 16 mm et 35 mm, ainsi que des portraits d’illustres cinéastes : tels sont, entre autres, les trésors exposés au siège de l’ABCA.

Pub 📢

Cette exposition traduit la volonté de l’ABCA de valoriser l’histoire du 7e art au Burkina Faso. Ces objets rappellent que le « Pays des hommes intègres » demeure le pionnier de la promotion du cinéma africain, notamment à travers le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a souligné le ministre.

1000782638
Des appareils photos datant des années 1960©️Faso7

Le ministre a informé qu’en ce qui concerne la cinémathèque, des actions sont mises en œuvre pour numériser les productions ayant participé aux éditions précédentes du FESPACO. Par ailleurs, Gilbert Ouédraogo a confié que les acteurs du secteur disposent désormais des moyens et des ressources nécessaires pour assurer le bon fonctionnement de ce musée. L’objectif affiché est de confirmer la place du Burkina Faso comme le carrefour incontournable de l’histoire du cinéma africain.

« Mais ce que je voudrais qu’on retienne, c’est que nous avons la volonté, c’est que nous sommes engagés à préserver cette mémoire cinématographique qui ne doit pas du tout s’effacer. Et nous avons aujourd’hui les moyens, nous avons les archives, nous avons les éléments pour pouvoir retracer l’histoire du cinéma africain. Donc le musée dont il est question verra le jour et si tout va bien, à la prochaine édition du FESPACO, nous allons procéder à l’inauguration de ce musée du cinéma africain au niveau donc de Ouagadougou », a expliqué Gilbert Ouédraogo.

Lors de sa visite, le ministre a fait constater l’évolution fulgurante des équipements. Il a souligné que les appareils se miniaturisent, facilitant ainsi la tâche des techniciens du cinéma. Toutefois, il a rappelé que ces nouvelles fonctionnalités ne doivent pas impacter la qualité des productions. Pour ce faire, les acteurs du secteur sont invités à se former davantage au sein d’écoles qualifiées. La volonté du gouvernement est de permettre aux réalisateurs d’être les acteurs principaux de la narration de l’histoire de l’Afrique.

« Nous n’entendons plus lire ou suivre des films qui racontent des histoires tronquées sur l’Afrique et sur les Africains. Il faut que nous puissions nous approprier nous-mêmes nos récits et pouvoir les relater avec nos mots, avec nos émotions et pouvoir donc corriger tout ce qu’il y a eu comme discours faussé, comme discours clivant par rapport justement à l’Afrique et aux Africains », a ajouté le ministre.

À noter que l’ABCA a été créée par décret ministériel le 6 novembre 2024. Elle est le résultat de la fusion de plusieurs entités pour faire du cinéma burkinabè un secteur dynamique avec un impact sur l’économie et la culture.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7  

L’article Patrimoine cinématographique : L’ABCA ressuscite l’histoire du 7e art burkinabè est apparu en premier sur Faso7.

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

Pub 📢

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *