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Niger/An 3 du CNSP: le Président Tiani réaffirme l’implication de la France dans les tentatives de déstabilisation du Sahel
Ouagadougou, 26 juil. (AIB) – Le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a réaffirmé, samedi 25 juillet 2026, dans un entretien accordé à la Télévision nationale à l’occasion du 3ᵉ anniversaire du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), l’implication de la France et de certains pays occidentaux dans les tentatives de déstabilisation du Sahel.
Le Chef de l’État a salué la résilience du peuple nigérien et sahélien ainsi que le sacrifice des Forces de défense, rendant hommage aux soldats tombés pour leurs patries. Cette lutte, a-t-il affirmé, « donne des résultats malgré l’adversité féroce et acharnée de certains pays occidentaux et particulièrement européens ».
Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a réaffirmé l’implication la France et d’autres pays occidentaux dans le « sponsoring du terrorisme qui endeuille le Sahel », rappelant des faits ou des propos tenus par plusieurs dirigeants européens avec à leur tête le président Emmanuel Macron, exprimant leur volonté de perturber la stabilité au Sahel
Parmi les tentatives de déstabilisation, il a cité le délai d’une semaine donné par la France au Niger, après le renversement de l’ancien régime, pour « rétablir Bazoum, au cas contraire, la foudre allait s’abattre sur nous ». La France s’était également servie de la CEDEAO pour exiger le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger, a-t-il indiqué.
Selon le Président du Niger, ce combat pour la dignité, l’indépendance, et la souveraineté « n’est pas que le combat d’Assimi Goïta, d’Ibrahim Traoré ou de Tiani », mais celui de toute l’Afrique.
Évoquant l’attaque du 18 juin 2026 contre l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, il a souligné que les assaillants étaient des « marionnettes » regroupées, entraînées et financées par la France, selon des éléments de preuve détenus par les autorités nigériennes.
La France, a-t-il poursuivi, « va utiliser tous les moyens, comme Emmanuel Macron l’a dit, et je le cite : qu’il ne quittera pas le pouvoir avant de régler les comptes aux dirigeants du Niger prioritairement, ensuite ceux du Sahel, c’est-à-dire Assimi Goïta et Ibrahim Traoré ».
Il a expliqué que l’attaque devait viser simultanément l’aéroport, le palais de la Présidence et le centre d’instruction et de formation des officiers de Tondibia. Les assaillants ont reçu des moyens de communication fournis par les renseignements français, a précisé le Chef de l’État nigérien.
Selon lui, une partie du commando a été interpellée deux jours avant l’attaque, tandis qu’un autre groupe a été repéré près de l’aéroport.
Le Chef de l’État a affirmé que l’attaque visait notamment à montrer que la sécurité du Niger était conditionnée à la présence des militaires occidentaux, après leur expulsion de la base aérienne de Niamey. Elle devait également alimenter la guerre informationnelle visant à montrer l’incapacité des Africains à s’auto-déterminer et à détruire l’aéroport, point stratégique reliant le Niger au reste du monde.
Le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a estimé que cette attaque pourrait ne pas être la dernière, car « l’objectif visé par la France n’est toujours pas atteint et elle fera toujours face à notre détermination ».
Agence d’information du Burkina
BAK/ata
Source: ANP
