Nazinon/Journée régionale de concertation : Les acteurs associatifs s’approprient la nouvelle loi sur la liberté d’association
Manga, 26 juin 2026 (AIB) – Les Organisations de la société civile (OSC), les associations de développement, les ONG, les services techniques de l’État et les collectivités territoriales de la région du Nazinon ont participé, jeudi à Manga, à la Journée régionale de concertation (JRC), consacrée à la présentation de la nouvelle loi portant liberté d’association et au renforcement du dialogue entre l’État et les acteurs associatifs.
Présidée par la gouverneure de la région du Nazinon, Massadalo Yvette Nacoulma, la rencontre s’inscrit dans le cadre du décret du 27 mai 2024 portant création, composition, attributions et fonctionnement des cadres de concertation entre l’État et les organisations de la société civile.
À cette occasion, le chef du service de l’enregistrement et du suivi des associations du gouvernorat du Nazinon, Paul Ouédraogo, a présenté les principales innovations de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.
Il a expliqué que cette réforme vise à corriger les insuffisances de l’ancien dispositif juridique, notamment en matière de création, de gouvernance et de suivi des associations.
Selon lui, la nouvelle loi introduit plusieurs innovations majeures, notamment la spécialisation des associations par domaines d’intervention, le renforcement des conditions de création et de fonctionnement, l’élargissement des incompatibilités applicables aux dirigeants, ainsi que la mise en place d’un dispositif de suivi renforcé par les autorités administratives.
Elle consolide également les mécanismes de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, tout en instituant un cadre permanent de concertation entre l’État et les organisations associatives.
Dans son allocution, Mme la gouverneure a invité les organisations de la société civile à considérer cette réforme comme une opportunité de renforcer leur structuration et d’accroître leur contribution au développement, plutôt que comme une contrainte.
Elle a souligné que cette loi s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités visant à renforcer la gouvernance, la sécurité et le développement au profit des populations.
« Cette réforme constitue avant tout une œuvre de salubrité publique, destinée à renforcer la transparence, la bonne gouvernance et l’efficacité des organisations au bénéfice de tous », a-t-elle déclaré.
Rassurant les participants de l’accompagnement de l’administration dans le processus de mise en conformité, Mme Nacoulma a invité toutes les organisations à régulariser leur situation administrative avant le 23 juillet 2026.
Elle a précisé que les structures ayant déjà engagé les démarches nécessaires ne seront pas pénalisées, contrairement à celles qui ne se conformeront pas aux nouvelles dispositions.
Le facilitateur de partenariat de Compassion International Burkina Faso pour la province du Zoundwéogo, Irissa Néhémie Ouédraogo, a salué la tenue de ce cadre d’échanges, estimant qu’il a permis aux acteurs de mieux comprendre les dispositions de la nouvelle loi.
« Cette réforme favorisera une plus grande traçabilité, davantage de transparence et une meilleure redevabilité des organisations », a-t-il indiqué.
Les échanges ont permis de clarifier les droits et obligations des organisations, tout en recueillant leurs préoccupations en vue d’une meilleure application de la loi.
Agence d’information du Burkina
BGB/bak
