Quatre ans de prison, puis une grâce présidentielle. En Mauritanie, les députées de l’opposition Mariem Cheikh et Ghamou Achour ont bénéficié d’une mesure de clémence annoncée jeudi par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, mettant fin à leur condamnation.
Membres de l’Initiative pour la renaissance du mouvement abolitionniste (IRA), une organisation de défense des droits de l’homme, les deux élues avaient été reconnues coupables après des publications dans lesquelles elles accusaient le chef de l’État de discrimination raciale à l’égard des Noirs et des descendants d’esclaves, le qualifiant notamment de « force motrice de l’apartheid en Mauritanie ».
Le jugement rendu au début du mois de mai prévoyait également le retrait des contenus concernés, la confiscation de leurs téléphones portables ainsi que la fermeture de leurs comptes sur les réseaux sociaux.
La grâce présidentielle marque un nouveau tournant dans cette affaire, qui avait suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique ainsi que des organisations de défense des droits humains en Mauritanie.
Yolande Bazié
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