
Réunis à Koudougou du 20 au 22 juillet 2026, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), les associations de consommateurs, les opérateurs et plusieurs acteurs du secteur examinent les effets des réformes engagées ces dernières années. Cette rencontre vise à évaluer les acquis, recueillir les préoccupations des usagers et dégager des pistes d’amélioration pour renforcer la qualité des services de communications électroniques au Burkina Faso.
L’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) a ouvert, le lundi 20 juillet 2026 à Koudougou, un atelier d’échanges avec les associations de consommateurs de la région du Centre-Ouest. Prévue pour se dérouler jusqu’au 22 juillet, cette rencontre est placée sous le thème : « Bilan des actions de l’ARCEP et perspectives pour une meilleure satisfaction des consommateurs des services de communications électroniques ».

Présidant la cérémonie d’ouverture, le gouverneur de la région du Centre-Ouest, Adama Jean-Yves Béré, a salué le choix porté sur Koudougou pour accueillir cette session de dialogue. Selon lui, la transformation numérique constitue aujourd’hui un levier majeur du développement économique, de l’inclusion financière et de l’amélioration des services publics. Il a toutefois souligné que cette évolution s’accompagne d’attentes croissantes des usagers en matière de qualité de service, de transparence tarifaire et de protection de leurs droits.

Le gouverneur a également rappelé que la régulation du secteur ne saurait produire les résultats escomptés sans une collaboration étroite entre le régulateur, les opérateurs et les associations de consommateurs. Il a ainsi invité les participants à mener des échanges francs et constructifs afin de formuler des recommandations susceptibles d’améliorer durablement le quotidien numérique des Burkinabè.
Représentant le secrétaire exécutif de l’ARCEP, le conseiller technique Sibiri Ouattara a, pour sa part, insisté sur le rôle stratégique des associations de consommateurs dans le dispositif de régulation. Selon lui, ces organisations constituent un relais privilégié des préoccupations des citoyens et permettent au régulateur de mieux appréhender les réalités du terrain. Il a également rappelé les principales actions déjà entreprises par l’ARCEP, notamment l’encadrement des offres commerciales, le contrôle de la qualité des réseaux, le traitement des plaintes ainsi que la surveillance des rayonnements électromagnétiques.

Les travaux de cet atelier permettront également d’évaluer les effets des décisions réglementaires adoptées au cours des dernières années. Les participants se pencheront en outre sur plusieurs défis émergents, parmi lesquels la cybercriminalité, les fraudes numériques et la protection des consommateurs face au développement de nouveaux services digitaux.
Du côté des associations de consommateurs, les attentes sont nombreuses. Le coordonnateur général de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB), Teyeni Mana, a indiqué que cette rencontre constitue une occasion idéale de faire remonter les préoccupations récurrentes des usagers. Celles-ci concernent notamment la qualité des communications, les transactions financières mobiles, les services internet ainsi que les arnaques en ligne. Il a exprimé le souhait que les échanges débouchent sur des perspectives concrètes en faveur des consommateurs.

Le secrétaire général national de la LCB, Ousséni Ouédraogo, partage le même avis. Il a rappelé que les rencontres entre l’ARCEP et les associations de consommateurs se tiennent régulièrement depuis 2022 et qu’elles ont déjà permis l’adoption de plusieurs décisions favorables aux usagers. Parmi les principales plaintes recensées figurent le coût des services internet, certaines offres promotionnelles jugées peu avantageuses, les difficultés liées à l’utilisation des bonus ainsi que les interruptions de services. Selon lui, l’enjeu est désormais d’évaluer l’impact réel des mesures déjà mises en œuvre tout en renforçant la sensibilisation des consommateurs à travers les organisations de la société civile.

Durant trois jours, les représentants de l’ARCEP, les opérateurs de télécommunications, les fournisseurs de services numériques, les associations de consommateurs ainsi que les acteurs de la veille citoyenne confronteront leurs analyses afin d’identifier des solutions concertées en vue d’une amélioration continue de la qualité des services de communications électroniques au Burkina Faso.
Prince Omar
Lefaso.net
