Au Kenya, la forte expansion du commerce de reptiles, notamment les caméléons et les tortues, destinés aux animaux de compagnie exotiques suscite de vives inquiétudes face au risque de disparition de certaines espèces.
Selon un rapport de World Animal Protection, les exportations de reptiles élevés en captivité ont été multipliées par dix en dix ans, passant de 8 551 individus en 2013 à plus de 86 000 en 2023.
Si cette activité reste légale, elle est aujourd’hui pointée du doigt pour son impact sur la biodiversité. Le rapport révèle que 77 % des espèces concernées enregistrent une baisse de leurs populations dans la nature, alimentant les craintes d’un affaiblissement durable de certaines espèces.
Au total, plus de 870 000 animaux vivants ont été exportés sur la période, faisant du Kenya un acteur majeur du marché mondial des reptiles exotiques, notamment les caméléons et les tortues.
Les organisations de protection de la faune alertent sur un phénomène qui pourrait, à terme, accélérer la disparition de certaines espèces et fragiliser les équilibres écologiques.
Yolande Bazié
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