Le cannabis pourrait-il bénéficier d’une exception au nom de la liberté religieuse au Kenya ? C’est la question à laquelle la Haute Cour doit répondre le 15 juillet, dans une affaire qui oppose la communauté rastafari aux lois nationales sur les stupéfiants.
Pour les rastafaris, le cannabis, appelé « ganja », accompagne certains moments de méditation et de rassemblement spirituel. Ils considèrent son usage comme un moyen de renforcer leur connexion avec « Jah », leur appellation de Dieu.
Mais cette revendication se heurte à la législation kényane. La possession de cannabis reste interdite et peut entraîner des sanctions pénales. Les membres de la communauté affirment être victimes d’arrestations et de discriminations en raison de cette pratique religieuse.
Devant la justice, les rastafaris soutiennent que l’interdiction générale du cannabis porte atteinte à leurs droits constitutionnels, notamment la liberté de religion. Ils demandent que la loi fasse une distinction entre un usage religieux et un usage récréatif ou illégal.
Le verdict attendu le 15 juillet pourrait ainsi constituer une décision importante pour la communauté rastafari au Kenya et pour le débat sur les libertés religieuses dans le pays.
Yolande Bazié
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