
La communauté internationale commémore le 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés ; une halte pour sensibiliser l’opinion publique au sort des millions de personnes contraintes de fuir leurs pays en raison des conflits, des violences ou des persécutions.
Au moment où se tient l’édition 2026, le Burkina Faso accueille sur son territoire, près de 45 000 réfugiés et demandeurs d’asile, selon le Secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP-CONAREF) et le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, saisit l’occasion pour appeler à renforcer le soutien apporté à toutes les personnes contraintes de fuir, ainsi qu’aux pays et aux communautés qui les accueillent.
Si au plan mondial, la commémoration 2026 de la Journée mondiale des réfugiés se tient sous le thème : « Jusqu’à ce que chacun soit à l’abri », au Burkina Faso, le thème retenu est : « Accueil et cohésion sociale : comment renforcer les liens entre réfugiés et populations hôtes pour une meilleure intégration socio-économique au Burkina Faso ? ». Pour les autorités burkinabè, la protection des réfugiés n’est pas seulement une réponse humanitaire ; elle constitue également un investissement dans la paix, la stabilité et le développement. Cette année, c’est la ville de Ouahigouya, chef-lieu de la région du Yaadga, qui accueille les activités officielles de commémoration. Ce choix se justifie par le fait que la région abrite, à ce jour, environ 3 500 réfugiés et demandeurs d’asile qui vivent aux côtés des communautés hôtes dans un climat de coexistence harmonieuse, indique le Secrétariat permanent de la Commission nationale pour les réfugiés (SP-CONAREF). Activités citoyennes à Faso Mêbo, activités sportives, dialogue sur les opportunités d’insertion socio-économique des réfugiés, visites de terrain vont constituer cette journée de commémoration.
Au même moment, au Mali voisin, la date est marquée dans une actualité faite d’arrivée de milliers de réfugiés burkinabè dans la ville de Koro, dans la région de Bandiagara. « Selon le dernier bilan du Haut-Commissariat des Nations-unies pour les réfugiés (HCR), 3 336 personnes étaient officiellement enregistrées au 16 juin 2026. Ce chiffre est en baisse par rapport au pic observé le 2 juin dernier, lorsque 4 257 arrivées avaient été recensées. Le HCR explique cette diminution par les retours progressifs de certains réfugiés vers le Burkina Faso ainsi que par leur réinstallation dans d’autres localités maliennes, notamment à Bankass, Mopti, Ségou et Sikasso. Malgré cette baisse, la pression sur les infrastructures et les services sociaux de Koro demeure importante. L’agence onusienne souligne que les nouveaux arrivants semblent davantage s’inscrire dans une logique d’installation durable que lors des précédentes vagues de déplacement. Face à cette situation, le HCR et la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) lancent un appel à la mobilisation des partenaires humanitaires et des donateurs. Les besoins les plus urgents concernent l’accès à l’eau potable, à l’alimentation, aux soins de santé et à la protection des personnes vulnérables, majoritairement des femmes et des enfants », peut-on lire chez le média Studio Tamani, qui apprend de ce fait que la CNCR insiste sur la nécessité d’une réponse rapide et coordonnée pour venir en aide à ces populations déplacées.
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O.L.
Lefaso.net
