L’Algérie rouvre ses profondeurs au monde de l’énergie. Avec le lancement de l’« Algeria Bid Round 2026 », le pays met sur la table sept blocs d’exploration pétrolière et gazière, invitant les investisseurs étrangers à prendre part à une nouvelle étape de valorisation de son sous-sol.
Derrière cette ouverture, c’est une ambition claire qui s’affirme : consolider la place de l’Algérie sur l’échiquier énergétique international, tout en renforçant ses capacités de production et ses revenus en devises, largement portés par les hydrocarbures.
Le processus est déjà balisé dans le temps. Dès juin, les compagnies intéressées pourront accéder aux données techniques. S’ensuivra une phase de consultations et de clarifications jusqu’à la fin octobre, avant le dépôt des offres en novembre et une attribution prévue début 2027.
Au cœur du dispositif, la compagnie nationale Sonatrach restera l’acteur central des futurs contrats, qui prendront la forme d’accords de partage de production ou de partenariats, selon les blocs concernés, avec parfois une position majoritaire.
Au-delà des chiffres et du calendrier, cette nouvelle campagne d’exploration traduit une volonté plus large est de moderniser un secteur stratégique et renforcer son attractivité. L’Algérie engage ainsi une enveloppe d’investissements estimée entre 50 et 60 milliards de dollars, confirmant son choix de faire de l’énergie un levier majeur de souveraineté et de croissance.
Yolande Bazié
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