Guiriko/Nouvel an traditionnel : Le vice PDS de Bobo-Dioulasso invite les populations à perpétuer cet héritage culturel millénaire
Bobo-Dioulasso, 8 juil. 2026 (AIB) – La cérémonie de clôture de la célébration du nouvel an traditionnel de la communauté bobo-mandarê a été présidé le samedi 04 juillet 2026 dans le village-quartier fondateur Sya, par le premier vice-président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Bobo-Dioulasso, le camarade Moussa Sanou. Il a invité les populations à perpétuer cet héritage culturel millénaire dans la capitale culturelle du Burkina Faso.
Le premier vice-président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, le camarade Moussa Sanon a représenté le président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, le camarade Laurent Kontogom, le samedi 4 juillet 2026, à la cérémonie de clôture de la célébration du Djombèlè qui constitue le Nouvel an traditionnel de la communauté bobo-mandarê.
La communauté bobo-mandarê est entrée dans une nouvelle année selon le calendrier africain qui correspond à la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026 du calendrier grégorien. La cérémonie de clôture de la célébration de l’événement a été placée sous le patronage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
A l’occasion, le camarade Sanon a invité les ressortissants de la ville de Bobo-Dioulasso, où qu’ils se trouvent, à revenir célébrer chaque année, le Djombèlè, avec leurs familles afin de perpétuer cet héritage culturel millénaire puis il a rendu un vibrant hommage aux anciens, aux mères et aux griots pour leur rôle dans la transmission des savoirs, des valeurs et de l’histoire du peuple bobo-mandarê et de Bobo-Dioulasso.
Le premier vice PDS, a salué la perpétuation de la célébration du nouvel an traditionnel depuis des siècles par le peuple bobo-mandarê, estimant qu’« aucun pays ne peut véritablement prospérer sans sa culture ». Il a rappelé que nos coutumes et nos traditions jouent un rôle essentiel dans le développement de notre pays.
A cet effet, il a promis au nom du président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, le camarade Laurent Kontogom, une implication accrue de l’administration communale dans les prochaines éditions de cette célébration, qu’il considère comme un événement majeur pour la ville de Bobo-Dioulasso.
S’exprimant à cette occasion, la porte-parole des femmes bobo-mandarê, la camarade Ève Sanon, a affirmé que le Djombèlè est célébré chaque année à Bobo-Dioulasso principalement à Dioulassobâ et marque ainsi le Nouvel an traditionnel en pays bobo.
Selon elle, cette célébration est dédiée à la mémoire des personnes décédées au cours de l’année écoulée et constitue également un moment de retrouvailles familiales, réunissant les fils et filles de Bobo-Dioulasso vivant à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.
La porte-parole a indiqué que durant la célébration, les familles procèdent, dans la matinée, à l’abattage d’un bœuf en hommage aux défunts avant de partager un repas collectif dans un même plat, symbole de fraternité et de cohésion sociale.
La célébration, a-t-elle poursuivi, continue dans la nuit avec un carnaval traditionnel animé par les jeunes. À travers des chants, ces derniers dénoncent publiquement certains comportements jugés contraires aux valeurs sociales, notamment le vol, le mensonge ou l’adultère jusqu’au petit matin, moment où le carnaval s’achève.
Au lever du jour qui marque, le début de la nouvelle année, les chants ne doivent plus faire l’objet de rancune, conformément aux valeurs de pardon et de réconciliation qui fondent cette tradition.
La camarade Sanon a souligné que les festivités se prolongent durant une semaine avec des animations conduites par les jeunes filles, vêtues de leurs plus belles parures dans plusieurs lieux emblématiques de la ville, notamment le gouvernorat, la mairie et les services administratifs.
Pour clore ses propos, la porte-parole des femmes bobo-mandarê, la camarade Ève Sanon, a formulé des prières pour la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso ainsi que pour la longévité et la santé au Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré. Elle a également invoqué la protection divine sur le Burkina Faso, les forces combattantes ainsi que sur tous ceux qui œuvrent pour le développement du pays.
Agence d’Information du Burkina
GF/wis
