
Ce jeudi 18 juin 2026, le président américain Donald Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian ont confirmé la signature d’un accord de cessez-le-feu. L’accord comporte 14 points. Ce Protocole d’accord est présenté comme une étape majeure vers la fin des hostilités entre les deux pays et leurs alliés respectifs au Moyen-Orient.
Selon les termes de l’accord, les parties s’engagent à une cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur l’ensemble des fronts, notamment au Liban. Washington et Téhéran promettent également de s’abstenir de toute menace ou recours à la force, tout en respectant l’intégrité territoriale et la souveraineté des États concernés.
L’accord comprend un ambitieux volet économique. Les États-Unis et leurs partenaires régionaux prévoient la mise en place d’un programme de reconstruction et de développement économique de l’Iran estimé à au moins 300 milliards de dollars.
Le protocole prévoit l’ouverture de négociations devant aboutir à un accord définitif dans un délai maximal de 60 jours. Cette période pourrait être prolongée d’un commun accord entre les deux parties. Parmi les mesures phares figure la levée progressive du blocus naval américain imposé aux ports iraniens depuis le 13 avril. Les États-Unis ont annoncé le démarrage immédiat du processus, qui devra être achevé dans les 30 jours suivant l’entrée en vigueur de l’accord.
De son côté, l’Iran s’engage à rétablir la libre circulation maritime dans le détroit d’Ormuz, l’une des voies stratégiques les plus importantes du commerce mondial. Les navires commerciaux pourront reprendre leurs activités immédiatement, tandis que le rétablissement complet du trafic est attendu après les opérations de déminage.
Sur le plan financier, Washington s’engage à lever progressivement les sanctions imposées à l’Iran et à débloquer ses avoirs gelés à l’étranger. Des dérogations temporaires seront également accordées afin de permettre la reprise des exportations de pétrole iranien ainsi que des transactions bancaires, des assurances et des activités de transport associées.
La question sensible du programme nucléaire iranien reste toutefois en suspens. Le protocole prévoit le maintien du statu quo actuel en attendant la conclusion d’un accord final qui devra définir les modalités de gestion de l’uranium enrichi et encadrer les activités nucléaires civiles de l’Iran.
Cette initiative diplomatique est perçue comme avancée significative pour la fin de la guerre entre Washington et Téhéran. Toutefois, sa réussite dépendra de la mise en œuvre effective des engagements pris par les différentes parties.
Rama Diallo
Lefaso.net
