Le gouvernement ghanéen a suspendu avec effet immédiat tous les permis de port d’armes dans le cadre d’une réforme visant à renforcer le contrôle des armes à feu et la sécurité publique. Désormais, les détenteurs d’armes devront se soumettre à une évaluation de santé mentale, à un test de dépistage de drogues et suivre une formation au maniement des armes avant d’obtenir le renouvellement de leur permis.
L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur, Muntaka Mohammed-Mubarak. Selon lui, cette décision fait suite à plusieurs incidents récents, notamment trois suicides impliquant des propriétaires d’armes légalement autorisées, qui ont révélé les insuffisances du système actuel de délivrance des permis.
Le ministre a reconnu que les procédures en vigueur se limitaient principalement à des vérifications administratives, sans imposer d’évaluation psychiatrique, de dépistage de drogues ni de formation pratique.
Dans le cadre de cette réforme, les évaluations psychologiques seront assurées par l’Autorité de santé mentale, les tests de dépistage par la Commission de contrôle des stupéfiants, tandis que les formations au maniement des armes seront dispensées dans des stands de tir agréés par la police à travers le pays.
Cette réforme intervient quelques jours après une fusillade survenue à Kwabenya, un incident qui a relancé le débat sur la réglementation des armes à feu et les activités des sociétés de sécurité privées.
Djamila Kambou
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