La chaleur est désormais responsable de 5 398 décès par an en France. C’est ce que révèle l’ONG Oxfam dans son rapport publié jeudi dernier. Pour échapper à une chaleur devenue meurtrière, certains se tournent vers les lieux de baignade. Mais la quête de fraîcheur vire parfois au drame.
Depuis le 18 juin, la canicule a déjà causé une quarantaine de décès par noyade. Une situation qui met en lumière le paradoxe d’un État dit “developpé” mais encore vulnérable face aux conséquences du dérèglement climatique.
Si la canicule reste un phénomène naturel, l’ampleur de ses conséquences relance le débat sur la capacité des pouvoirs publics à anticiper. Le gouvernement français essuie ainsi des critiques pour une préparation jugée insuffisante face à des vagues de chaleur appelées à devenir plus intenses.
Désormais, l’alerte ne vient plus seulement des experts. Elle s’invite jusque dans les discours officiels. La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a reconnu que « la réponse du gouvernement n’est pas à la hauteur » des enjeux.
Pour Oxfam, cette fragilité est aussi le résultat de choix politiques accumulés au fil des années, marqués notamment par un sous-investissement chronique dans des secteurs essentiels comme la santé.
Face à cette crise à trois dimensions (climatique, sanitaire et sociale), l’ONG appelle à faire davantage contribuer les acteurs économiques jugés responsables du dérèglement climatique.
Elle estime notamment que les bénéfices de 17 mois de TotalEnergies suffiraient à financer les investissements nécessaires à l’adaptation du secteur jusqu’en 2050.
Cheick Omar Ouedraogo
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