La 17e édition du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA), a officiellement ouvert ses portes, le 14 mai 2026 dans la cité de Bankuy. Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le gouverneur des régions de Bankuy et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, a présidé le lancement des activités de prestations des masques de la présente édition qui se déroule sous le thème « FESTIMA, 30 ans au service de la tradition du masque : bilan et perspectives ».
C’est parti pour les prestations des différentes sociétés de masques, venues des régions du Guiriko, du Nando, de Bankuy et du Sourou, qui prennent part à l’édition 2026 du Festival international des masques et des arts de Dédougou (FESTIMA). Le coup d’envoi a été donné par le gouverneur des régions de Bankui et du Sourou, Babo Pierre Bassinga, dans l’après-midi du 14 mai. Il représentait le président de cette 17e édition du FESTIMA, le ministre de la Communication, de la culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo. La présente édition est parrainée par le ministre de la Construction de la Patrie, Mikaïlou Sidibé et coparrainée par le co-fondateur de l’équipementier sportif Sonkoa, Drissa Traoré.
Premiers à intervenir à la tribune de cette cérémonie d’ouverture, les coutumiers de Dédougou ont invoqué les ancêtres pour une protection du festival et des festivaliers durant la manifestation. Le président de la délégation spéciale communale de Dédougou, Dieudonné Tougfo, a souhaité à tous la bienvenue. Il a indiqué que le FESTIMA constitue pour sa commune une opportunité de développement économique et de promotion de la paix et de la cohésion sociale. « Le festival nous rappelle que la culture est un puissant facteur d’unité et de résilience », a-t-il poursuivi.
A sa suite, le secrétaire exécutif de l’Association pour la sauvegarde des masques (ASAMA), structure promotrice du festival, Dr Léonce Ki, par ailleurs président du comité d’organisation de cette édition, a rappelé que cela fait 30 ans que le FESTIMA existe dans l’univers culturel. Ces trois décennies, a-t-il précisé ont été jalonnées de luttes, de passions et d’engagement au service de la sauvegarde, de la promotion et de la transmission du patrimoine qu’est le masque. Selon lui, le thème traduit la volonté des promoteurs de marquer un arrêt pour évaluer le chemin parcouru et se projeter dans le futur. Le FESTIMA, dit-il, est un patrimoine vivant, un symbole d’unité et un levier local et touristique. Il a renouvelé l’engagement de l’ASAMA à renforcer la sauvegarde des traditions liées au masque, promouvoir la recherche et la documentation culturelle en témoigne la tenue d’un colloque international et pluridisciplinaire, du 12 au 13 mai dernier à l’occasion de cette édition, impliquer la jeune génération et hisser le festival à un niveau élevé sur la scène mondiale.
Le porte-parole des parrains, Drissa Traoré, a avoué que préserver et valoriser le masque contribue à l’édification d’une nation forte enracinée dans ses valeurs et ouverte sur le monde. A l’entendre, le festival est un espace de dialogue entre cultures, un outil de développement local et un vecteur de promotion touristique du pays. Le gouverneur dira à son tour que « le FESTIMA est un élément central de nos coutumes et traditions faites de patrimoine matériel et immatériel ». Il a ajouté que c’est une manifestation qui s’allie sur la vision des plus hautes autorités nationales qui prônent le retour aux sources. A noter que le FESTIMA 2026, c’est aussi la foire commerciale qui se tient depuis le 11 mai à la place Melon gare. Elle se poursuivra jusqu’au 18 mai prochain, date à laquelle le Festival va refermer ses portes.
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