La France s’enfonce un peu plus dans le piège de la dette, signe d’une situation financière qui continue de se détériorer. Trimestre après trimestre, les milliards s’accumulent et les records tombent.
Entre janvier et mars 2026, la dette publique a encore grossi de plus de 75 milliards d’euros pour atteindre 3 536,1 milliards d’euros. Jamais le pays n’avait affiché un tel endettement à l’exception de la période exceptionnelle marquée par la crise du Covid-19.
Désormais, la dette représente 117,5 % du PIB, c’est-à-dire qu’elle dépasse largement l’ensemble des richesses produites. En d’autres termes, la France doit davantage qu’elle ne produit en une année entière.
Si elle voulait rembourser cette dette d’un coup, la France devrait, par exemple, vendre tout son stock d’or, plus toutes ses actions cotées ou non en Bourse (EDF, Engie, Airbus, etc.), plus tous les bâtiments et terrains publics et cela ne suffirait peut-être pas.
Ce nouveau record, dévoilé ce jeudi par l’Institut national de la statistique (Insee) n’est pas le fruit d’un accident isolé, mais bien l’aboutissement de décennies de déséquilibres budgétaires.
Depuis plus de cinquante ans, l’Etat, les collectivités locales et la Sécurité sociale dépensent chaque année plus d’argent qu’ils ne collectent de recettes, notamment fiscales.
Pour couvrir la différence, le pays doit s’endetter toujours davantage. Résultat : la dette atteint aujourd’hui un nombre de milliards jamais vu dans l’histoire.
Cheick Omar Ouedraogo
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