Des déchets d’abattoir aux biointrants : Transformer une pollution en opportunité pour l’agroécologie

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Des déchets d’abattoir aux biointrants : Transformer une pollution en opportunité pour l’agroécologie

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Ouagadougou, 11 juin 2026 (AIB)-Dans un entretien accordé à l’AIB, Dr Adama Ouattara, Attaché de Recherche en Sciences du sol et coordonnateur du projet VALWAS au Programme Coton et Fibres textiles de l’Institut de l’Environnement et de Recherches Agricoles (INERA) , a présenté un projet de recherche qui vise à valoriser les déchets d’abattoirs à travers la production de composts enrichis et d’aliments pour volailles.

Selon lui, cette initiative devrait contribuer à renforcer la productivité des systèmes agricoles et d’élevage tout en réduisant les nuisances environnementales liées à la gestion de ces déchets.

Le projet a pour objectif de transformer des déchets issus des abattoirs en produits utilisables dans les systèmes de production agricole et animale.
Pour Dr Adama Ouattara, les travaux ont débuté par une caractérisation des différents types de déchets produits dans les abattoirs afin d’identifier ceux présentant un potentiel de valorisation dans les systèmes de production agricole et animale.
« Nous voulons valoriser les déchets d’abattoirs pour contribuer à la mise en place de systèmes agricoles productifs et résilients », a-t-il indiqué.
Le coordonnateur du projet VALWAS, a expliqué que les chercheurs ont retenu plusieurs catégories de déchets, notamment le sang, les os, les cornes, les sabots et les plumes de volaille.

Aux dires du chercheur, le projet est structuré autour de six composantes dont la première est consacrée à l’inventaire et à la caractérisation des déchets disponibles dans les abattoirs.

La deuxième à la production de compost enrichis, la troisième consacrée sur les avantages agronomiques des biointrants, la quatrième sur le développement des aliments volaille/bétail, la cinquième sur les avantages socio-économiques de l’utilisation des déchets et la sixième sur la vulgarisation des bonnes pratiques agroécologiques coconçues.

« Cette activité est conduite par une équipe de l’INERA en collaboration avec des chercheurs et enseignants chercheurs de l’Institut de recherche en sciences appliquées et technologies (IRSTA), Université Nazi BONI (UNB) et l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA) afin de déterminer les usages les plus adaptés à chaque type de déchet », a-t-il dit.

Pour la production végétale, Dr Ouattara, a ajouté que les chercheurs développent des composts enrichis à partir de poudres de cornes, d’os et de sabots et que ces formulations visent à améliorer la fertilité des sols tout en augmentant les rendements agricoles.
« Dans le domaine de l’élevage, le sang, les cornes et les sabots sont incorporés à d’autres ingrédients pour élaborer des aliments destinés à la volaille », a-t-il poursuivi.

L’Attaché de recherche en sciences du sol, a précisé que les déchets sélectionnés sont collectés puis transformés, notamment par broyage, avant leur intégration dans les différentes formulations.

« Le projet est actuellement en phase de mise au point des produits et les premières formulations enrichies devraient être disponibles dans un délai d’environ un an », a-t-il soutenu.

Pour les promoteurs, cette initiative pourrait contribuer à réduire les nuisances liées aux déchets d’abattoirs tout en créant de nouvelles ressources pour les producteurs agricoles et les éleveurs.

Notons que ce projet est financé par la Fondation McKnight.

Agence d’information du Burkina
HB/BBP/OO

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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