Une délégation nigérienne a effectué un voyage d’études et d’immersion au Burkina Faso dans le cadre de la digitalisation des services de justice, notamment la dématérialisation. Après son séjour, elle a fait une restitution ce vendredi 24 juillet 2026.
En vue de s’imprégner des avancées significatives du Burkina Faso en matière de digitalisation des services judiciaires (notamment le e-casier judiciaire, le e-certificat de nationalité burkinabè, le e-RCCM, le e-permis de visite et la e-plainte), une délégation nigérienne a effectué une visite au Burkina Faso.
Selon le directeur des Affaires civiles, coutumières et des sceaux au ministère de la Justice du Niger, Sani Abdoukadri Issoudou, il était question d’apprendre du Burkina Faso en matière de dématérialisation.
« On est venu ici, au ministère de la Justice du Burkina, pour s’imprégner de leur expérience parce qu’on a eu vent de ce qu’ils ont fait et du fait qu’ils sont largement en avance sur la digitalisation, notamment du certificat de nationalité », a-t-il déclaré.

Au cours de leur séjour, les membres de la délégation ont effectué des visites sur le terrain, notamment au Tribunal de grande instance de Ouagadougou. « On a délivré ensemble, en direct, un certificat de nationalité », a-t-il dit.
De son avis, le Niger ne peut pas rester au stade primaire car, depuis les indépendances, tout se faisait à la main. « On délivrait les papiers physiques, il fallait la présence physique pour établir certains actes. Il faut qu’on évolue. On a choisi d’avoir un destin commun, c’est une évolution ; alors on va évoluer vers la digitalisation pour que le justiciable, lui aussi, soit soulagé », a laissé entendre Sani Abdoukadri Issoudou, ajoutant que les connaissances acquises seront mises en œuvre au Niger.
De l’avis du secrétaire général du ministère de la Justice du Burkina Faso, Harouna Kadio, cette visite de la délégation nigérienne consistait à s’imprégner du processus de digitalisation au sein du ministère, notamment dans sa sphère du e-certificat de nationalité.
« Ce n’est qu’un début. Aujourd’hui, nos États ont fait le choix stratégique et naturel d’être ensemble à tous les niveaux. Au niveau de la justice, c’est une réalité ; l’AES est une réalité au niveau de la justice », a-t-il affirmé.

Pour rappel, cette délégation nigérienne composée de six membres avait débuté ses travaux avec la partie burkinabè le 22 juillet 2026. Durant leur séjour, ses membres ont bénéficié de plusieurs présentations, notamment sur le cadre juridique et les dispositions textuelles qui régissent la digitalisation des services.
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