La Cour pénale internationale (CPI) traverse une zone de turbulences. Son procureur, Karim Khan, a été suspendu de ses fonctions à la suite d’accusations de faute sexuelle qui font l’objet d’une procédure interne.
Selon les informations rapportées par plusieurs médias internationaux, une enquête indépendante a été menée après le dépôt des accusations. À l’issue de cette procédure, les organes de gouvernance de la CPI ont estimé nécessaire d’écarter provisoirement le procureur dans l’attente d’une décision des États membres de l’institution.
Karim Khan rejette catégoriquement les accusations portées contre lui. Sa défense soutient que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas fondés et conteste la procédure engagée.
Cette décision intervient alors que le magistrat britannique se trouve au centre de plusieurs dossiers très sensibles. Les accusations à son encontre ont notamment émergé quelques mois après que son bureau a demandé des mandats d’arrêt contre plusieurs responsables liés au conflit à Gaza, dont le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
La décision finale revient désormais aux 125 États parties au Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Ils devront déterminer les suites à donner à ce dossier qui place l’institution dans une situation délicate, à un moment où elle est fortement sollicitée sur plusieurs crises internationales.
Yolande Bazié
L’article CPI : Karim Khan contraint de se mettre en retrait est apparu en premier sur Nouvelles Afrique.
