La Communauté Internationale des Soufis (CIS) a ouvert son premier congrès extraordinaire ce samedi 18 juillet 2026 à Ouagadougou. Placée sous le haut patronage du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Mobilité, Emile Zerbo, cette rencontre est organisée sous le signe de la cohésion sociale et de la paix.
La Communauté Internationale des Soufis (CIS) s’est réunie ce samedi pour un congrès internationale afin de réfléchir et d’échanger sur la contribution de la communauté soufie au renforcement de la paix et du vivre-ensemble au Burkina Faso.
Représentant le ministre d’État, le Directeur de cabinet du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Mobilité, Bertrand Toé, a salué l’initiative. Selon lui, la tenue de ce congrès traduit un acte de responsabilité et d’engagement en faveur des lois de la République ainsi que des valeurs universelles de paix, de solidarité et de fraternité.

Il a félicité les responsables de la CIS pour leur vision et leur détermination à contribuer, à travers cette rencontre, à l’épanouissement de la communauté et à la réflexion sur les défis majeurs auxquels le Burkina Faso est confronté.
Bertrand Toé a également souligné que, dans le contexte actuel marqué par la lutte pour la reconquête du territoire national et la restauration de la souveraineté, l’engagement des communautés religieuses est indispensable. « Les valeurs de paix, de solidarité, d’équité et de vivre-ensemble promues par les communautés religieuses contribuent au renforcement de la cohésion sociale et de la résilience nationale », a-t-il affirmé.
Prenant la parole, le guide spirituel de la Communauté Internationale des Soufis, Cheick Soufis Moaze, a rappelé que le soufisme est avant tout une école de vie fondée sur « la purification de l’âme, l’amour du prochain, le respect de l’autre, la compassion et la tolérance ». Il a ajouté que, depuis des années, cette voie spirituelle constitue un rempart contre l’extrémisme et un pont entre les communautés.

Évoquant le contexte sécuritaire du Burkina Faso, Cheick Soufis Moaze a appelé les fidèles à multiplier les prières pour les Forces de défense et de sécurité (FDS), les Volontaires pour la défense de la patrie (VDP) ainsi que pour toutes les populations affectées par l’insécurité. Il a également exhorté les guides religieux à diffuser des messages d’apaisement dans les familles, les quartiers et les lieux de culte.
Parrain de la cérémonie, Samuel Kalkoumdo, ministre conseiller spécial du Président du Faso, a salué l’initiative de la Communauté Internationale des Soufis. Il a rappelé que le Chef de l’État a toujours appelé les différentes confessions religieuses à être des vecteurs de paix, de cohésion sociale et d’unité nationale.
Le parrain s’est réjoui de la forte mobilisation des différentes composantes de la communauté musulmane ainsi que de la présence de représentants d’autres confessions religieuses. Selon lui, cette diversité témoigne de la volonté commune des Burkinabè de promouvoir le dialogue, la tolérance, la solidarité et le vivre-ensemble.

« Nous n’avons qu’une seule nation. Au-delà de nos différences, c’est l’amour de la patrie qui doit nous rassembler », a-t-il déclaré, se disant satisfait des messages de paix et de fraternité portés par les participants.
Pendant deux jours, les congressistes prendront part à des ateliers, des communications et des concertations destinés à renforcer l’organisation de la Communauté Internationale des Soufis et à formuler des recommandations en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du développement du Burkina Faso
Sakinatou ZOUNDI
Minute.bf
