‎CHU Yalgado Ouédraogo : Le Dr Cyriaque Paré renforce les capacités des correspondants communication

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‎Le Centre hospitalier universitaire Yalgado Ouédraogo (CHU-YO) poursuit ses efforts pour appliquer son plan de communication. Après la mise en place, le 10 mars 2026, d’un réseau de correspondants communication au sein des services cliniques, l’établissement à organise ce 23 avril 2026, une session de renforcement de capacités à l’intention d’une trentaine de ces acteurs.

‎Dans un environnement hospitalier où chaque information peut influer sur la prise en charge des patients, le CHU-YO entend structurer et professionnaliser ses circuits de communication. Les correspondants désignés dans les différents services ont désormais pour rôle d’identifier les dysfonctionnements, d’alerter rapidement et de contribuer à une meilleure circulation de l’information, tant en interne qu’en direction des usagers.
‎Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large de bâtir une communication proactive. L’objectif est d’anticiper les crises plutôt que de les subir. Dans les structures de santé, les incompréhensions, les rumeurs ou les défauts d’information peuvent en effet rapidement altérer la confiance entre soignants et patients, voire affecter la qualité des soins.

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Un quizz instantané a permis d’évaluer les participants

‎Pour accompagner cette démarche, le CHU-YO a fait appel au Dr Cyriaque Paré, spécialiste reconnu de la communication digitale et fondateur du média en ligne Lefaso.net. Face aux participants, il a animé une session axée sur deux enjeux majeurs : la vérification des sources d’information et la communication à l’ère des réseaux sociaux. Dr Cyriaque Paré a salué l’initiative du CHU-YO, soulignant l’importance stratégique de la communication comme outil de prévention des crises. Il a insisté sur la nécessité de replacer la communication au cœur des organisations. « Le concept de correspondant communication me paraît très innovant », a-t-il déclaré. Pour lui, les difficultés rencontrées dans les institutions ne tiennent pas tant au manque de moyens qu’à la faible considération accordée à la communication. « Ce qui manque, c’est la compréhension qu’il faut donner à la communication. On attend souvent qu’un problème survienne pour en parler, sans se demander ce qui a été mis en place pour l’éviter », a-t-il regretté.

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« Il faut se méfier des sources à risque avec les messages WhatsApp transférés et des pages Facebook non officielles », a lancé le formateur aux participants

‎Le Dr Paré a également attiré l’attention sur la vulnérabilité des services de communication, souvent sous-dotés et relégués au second plan. Pourtant, dans un contexte marqué par la rapidité de diffusion de l’information, notamment via les réseaux sociaux, une mauvaise gestion de la communication peut rapidement se transformer en crise majeure pour une institution hospitalière.

‎‎À travers des échanges interactifs, les participants ont été sensibilisés aux bonnes pratiques en matière de collecte, de traitement et de diffusion de l’information. L’accent a été mis sur la rigueur dans la vérification des sources, afin d’éviter la propagation de fausses informations, mais aussi sur l’adaptation des messages aux différents publics.

Le directeur général du CHU-YO, Ousmane Néré, a exprimé sa reconnaissance envers le formateur pour son engagement et sa disponibilité à accompagner l’institution dans cette démarche. « Il s’est vraiment investi, il a été disponible à tout moment pour nous accompagner. C’est un partenaire important pour la question de la communication », a-t-il souligné. Au-delà de la formation, le directeur général a insisté sur la responsabilité des correspondants communication dans la mise en œuvre effective de cette stratégie.

‎Selon lui, ces acteurs constituent des relais essentiels pour diffuser la vision et les orientations du CHU-YO. « Vous avez un devoir de rappel. Que vous soyez chef de service ou agent de santé, vous devez attirer l’attention sur les bonnes pratiques. Il faut apporter l’information juste, aussi bien aux usagers qu’aux travailleurs de l’hôpital », a-t-il exhorté.

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Un quizz instantané a permis d’évaluer les participants

‎Cette mobilisation autour de la communication s’inscrit également dans une perspective plus large : l’obtention d’une certification prévue pour novembre 2026. Le processus est déjà enclenché, et le volet communication y occupe une place stratégique.

‎D’après le responsable de la qualité et de la formation, la communication représente à elle seule près de 50 % des critères d’évaluation dans ce processus. Un chiffre qui illustre l’importance accordée à la transparence, à la traçabilité de l’information et à la coordination entre les différents services.

‎Dans cette optique, le réseau des correspondants communication apparaît comme un levier structurant. En rapprochant les services, en fluidifiant les échanges et en favorisant une meilleure compréhension des enjeux institutionnels, il contribue à renforcer la cohésion interne. Cette session de renforcement de capacités s’est tenue sur deux jours.

‎Farida Thiombiano
Lefaso.net

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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