Le président de la Fédération nigérienne de football (Fenifoot), Issaka Adamou, s’est voulu rassurant sur les chances de la candidature conjointe du Burkina Faso, du Mali et du Niger pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032. Lors d’un point de presse tenu dimanche à Niamey, il a confirmé que le processus est bien engagé et a répondu aux principales critiques concernant les infrastructures et la sécurité.
Le dirigeant nigérien a rappelé que la Confédération africaine de football (CAF) a déjà validé la déclaration d’intérêt des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), une étape qui leur permet désormais de préparer le dossier de candidature. Celui-ci devra être déposé au plus tard le 21 août.
Issaka Adamou a également indiqué avoir échangé avec le président de la CAF, Patrice Motsepe, en marge de la finale de la Coupe du monde à New York. Selon lui, le patron du football africain a salué le sérieux de cette candidature et encouragé les trois pays à poursuivre leurs efforts.
Répondant aux interrogations sur les infrastructures, le président de la Fenifoot a estimé que les critiques sont prématurées. Il a rappelé que l’échéance est fixée à 2032, laissant plusieurs années aux trois États pour construire ou rénover les stades nécessaires afin de satisfaire aux exigences de la CAF.
Sur la question sécuritaire, il a reconnu les défis auxquels sont confrontés le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tout en exprimant sa confiance dans les actions entreprises par les autorités pour améliorer la situation d’ici l’organisation de la compétition.
Enfin, Issaka Adamou a rappelé que la candidature de l’AES reste en concurrence avec celles d’autres pays africains, notamment le Sénégal, l’Égypte et la Guinée. Il a insisté sur le fait que l’attribution de la CAN 2032 dépendra de la qualité du dossier qui sera présenté par les trois États.
Djamila Kambou
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