Dans le bloc opératoire du CHU de Tengandogo, une patiente atteinte d’une tumeur pulmonaire s’en remet aux mains des chirurgiens. En entrant en salle d’opération, elle nourrit un seul espoir : retrouver une vie normale à l’issue de cette intervention.
Pour ce genre d’opération, le scénario semblait presque écrit d’avance : retirer entièrement le poumon malade. Une intervention lourde, aux conséquences irréversibles. Mais cette fois, les médecins décident de relever un autre défi : sauver ce qui peut l’être.
Plutôt que de condamner la patiente à vivre avec un seul poumon, ils ont réussi à retirer uniquement la partie malade du poumon tout en reconstruisant les voies respiratoires afin de préserver le reste de l’organe. Dans le jargon, cette intervention de très haute technicité s’appelle une « sleeve lobectomie bronchique ».
Au-delà de la performance médicale, c’est tout un message qui est envoyé. Celui d’un système de santé qui gagne en expertise et en confiance. Elle s’inscrit également dans la dynamique de souveraineté sanitaire portée par les autorités burkinabè.
Dans l’esprit de la Révolution progressiste populaire, l’ambition est de bâtir un État capable de compter sur ses propres compétences, de valoriser son capital humain et de renforcer ses institutions, y compris dans le domaine de la santé.
Cheick Omar Ouedraogo
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