
La Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB) a ouvert, ce samedi 4 juillet 2026 à Ouagadougou, son 3e congrès ordinaire sous le thème : « La FAIB, 20 ans après : quelles réformes pour relever les défis de l’islam et des musulmans au Burkina Faso ? ». Cette rencontre statutaire de 48 heures (4 et 5 juillet 2026) vise non seulement à se conformer à la nouvelle législation nationale en matière d’association, mais également à dégager des perspectives en faveur de la faîtière et pour davantage d’unité des musulmans du Burkina Faso.
L’instance est placée sous le patronage du président de l’Assemblée législative du peuple (ALP), Dr Ousmane Bougouma, et la présidence du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo. Elle a pour co-parrains le vice-président de la Confédération générale des entreprises du Faso, El Hadj Al-Hassane Siénou, et le président de la communauté islamique de la Tidjania du Burkina Faso, El Hadj Saïdou Kadré Sawadogo.

Pendant deux jours, les congressistes vont jeter un regard rétrospectif sur la vie de la faîtière et dégager des perspectives, dans un esprit de renforcement de l’unité et la cohésion des musulmans du Burkina Faso.

Selon Dr Ousmane Bougouma, ce thème interpelle à voir comment unifier davantage la communauté musulmane du Burkina Faso, dans la paix, la fraternité, la cohésion sociale. C’est pourquoi il a salué le choix de l’angle de réflexion et exhorté les congressistes à une réflexion qui unit davantage, car, soutient Dr Bougouma, l’islam est une religion de paix, de tolérance, de fraternité. « Nous souhaitons surtout qu’au sortir de ce congrès, la Oumma soit davantage unifiée ; et la FAIB, la faîtière qui rassemble toutes les associations islamiques du Burkina Faso, qui porte l’image de l’islam au Burkina Faso », a exprimé le patron, Dr Ousmane Bougouma.
Le président de l’ALP a également saisi l’occasion pour remercier la Oumma pour ses invocations et prières pour la paix et la cohésion sociale au Burkina Faso.

« Qu’ils (les responsables) soient remerciés au nom de son excellence, le capitaine Ibrahim Traoré, président du Faso, chef de l’État, et président de la Confédération de l’AES. Ce thème nous interpelle sur trois choses essentiellement. C’est d’abord se conformer à la loi du 17 juillet 2025 portant liberté d’association. Donc, c’est un congrès statutaire, afin de se conformer à la loi. Mais le thème nous interpelle aussi du point rétrospectif, car c’est regarder en arrière, pendant les 20 années, qu’est-ce qui a pu être réalisé pour la FAIB pour rassembler les musulmans du Burkina Faso ; ce qui a marché, ce qui n’a pas marché. Et, enfin, regarder l’avenir sereinement », a commenté le patron du congrès, Dr Ousmane Bougouma.
Le congrès du renouveau
Le président de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), El hadj Moussa Koanda, s’est montré reconnaissant aux autorités présentes à l’ouverture de l’instance. Il a également témoigné ses gratitudes au président du Faso, capitaine Ibrahim Traoré, avant d’exprimer une pensée particulière à toutes les forces combattantes, tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour la liberté et la sécurité.

« Ce troisième congrès de la FAIB ne doit pas être seulement celui du bilan ; il doit être le congrès du renouveau. Le renouveau de notre gouvernance, de notre leadership, de notre jeunesse, de notre école et de notre engagement au service de l’islam et du Burkina Faso », a présenté le président de la FAIB, El Hadj Moussa Koanda, invitant les musulmans à parler le même langage, comme cela est recommandé par le Prophète Mohammed (PSL).
Les conclusions du congrès sont attendues pour le dimanche 5 juillet 2026.
O.L.
Lefaso.net
