Burkina/Recherche : les Doctoriales 2026 enregistrent plus de 300 communications scientifiques
Ouagadougou, 13 juin 2026 (AIB) – La 5e édition des Doctoriales de l’Université Joseph Ki-Zerbo s’est achevée à Ouagadougou sur une note de satisfaction, avec plus de 300 communications scientifiques présentées par des doctorants issus de plusieurs disciplines, autour du thème « Savoirs locaux et recherche scientifique ».
Selon le président du comité d’orientation des Doctoriales, le Pr Lamine Zerbo, cette rencontre a offert aux doctorants un cadre d’échanges leur permettant de présenter les résultats de leurs recherches, de bénéficier des observations de spécialistes et de développer des collaborations scientifiques.
Le Pr Zerbo a précisé que l’édition 2026 a enregistré 379 communications orales et 34 présentations par affiches, dont certaines en ligne. Il s’est réjoui de l’engouement suscité par l’évènement, soulignant que les différentes salles ont connu une forte affluence tout au long des travaux.
Pour lui, la qualité des recherches présentées a également été démontrée par les évaluations des jurys dont les notes étaient souvent très rapprochées.
L’une des innovations majeures de cette édition a été l’organisation des travaux autour de quatre axes pluridisciplinaires visant à favoriser les échanges entre les différentes écoles doctorales et à renforcer les liens entre les connaissances scientifiques et les savoirs locaux.
Représentant le président de l’Université Joseph Ki-Zerbo, le Pr Balé Bayala, président chargé des enseignements, des innovations pédagogiques et de la professionnalisation, a salué la montée en puissance de l’évènement.
Il a indiqué que plus de 500 propositions de communication ont été reçues cette année, mais qu’en raison des capacités d’accueil, environ 300 seulement ont été retenues.
Le Pr Balé Bayala a réaffirmé l’importance des Doctoriales dans le parcours des doctorants, soulignant qu’elles constituent une étape importante en leur permettant de confronter leurs travaux aux analyses de chercheurs qui ne sont pas nécessairement membres de leurs laboratoires de rattachement.
La cérémonie de clôture a également été marquée par la distinction de plusieurs doctorants dont les travaux ont été jugés particulièrement pertinents.
Parmi eux figure Rémy Parfait, doctorant en sociologie, qui a présenté une recherche sur les liens entre changement climatique, genre et agroécologie dans la région du Plateau central. Son étude met en lumière l’importance de la participation des populations, notamment des femmes, dans les mécanismes de préservation des terres.
De son côté, Adama Bambara, également doctorant en sociologie, a exposé des travaux sur les pratiques magico-religieuses comme mécanismes traditionnels de protection des ressources en eau dans la commune de Béguédo.
La doctorante de l’École doctorale Sciences et Santé, Palingwendé Anne-Marie Kaboré, a remporté le prix de la meilleure communication féminine, en présentant une étude comparative de deux argiles du Burkina Faso en vue de leur utilisation dans la formulation d’une pommade cicatrisante. Elle a exprimé sa satisfaction après cette distinction, tout en espérant achever prochainement ses travaux de thèse.
Agence d’information du Burkina
NAK/yos
