
La mine de Houndé, localisable dans la partie ouest du Burkina Faso, est l’un des actifs-phares du groupe Endeavour Mining. Elle a démarré sa production commerciale en 2017, affichant depuis lors des performances constantes avec une capacité de fonctionnement à plus de 30 % au-dessus de sa capacité nominale. La mine de Houndé, ce sont donc des actifs aussi divers qu’énormes, mais également des perspectives encore plus prometteuses pour l’ensemble des parties prenantes. En attendant, et dans un esprit d’ouverture et de transparence autour d’elle et de ses activités, la mine a, à travers sa direction générale, sur la conduite de son département en charge de la communication, organisé une immersion au profit de médias burkinabè. Ce séjour studieux, les 3 et 4 juin 2026, a permis de mesurer davantage d’importants aspects dans le fonctionnement de cette deuxième plus grande mine d’or du Burkina Faso, notamment sa contribution à l’essor de l’économie nationale, à la génération d’emplois et au développement du capital humain.
Pour mieux appréhender la politique, la vision et les valeurs qui valent à la mine de Houndé, ses performances, il faut certainement se référer aux propos du président-directeur général du groupe Endeavour Mining, Ian Cockerill : « Nous nous engageons à faire en sorte que les impacts positifs de nos opérations s’étendent bien au-delà de leur périmètre immédiat, fidèles à notre raison d’être : produire de l’or qui génère une valeur tangible pour les individus et la société. »
Ainsi, la mine de Houndé, dont 15 % des parts sont détenus par l’État burkinabè, déroule ses activités avec en ligne de mire de créer un impact durable. Et selon ses responsables, tout est mis en œuvre pour respecter cette ligne.
Ce n’est donc pas un effet du hasard, la tendance de performance continue qui s’observe depuis son opérationnalisation, se traduisant en 2023, à titre illustratif, par un niveau record de production de 312 000 onces (9,704 tonnes) contre 9,17 tonnes l’année qui a précédé, c’est-à-dire en 2022. Cette production a largement dépassé la fourchette de prévision 2023 qui était projetée entre 8,40 et 8,86 tonnes.

Commentant les performances du groupe, le directeur-pays, Souleymane Boly, a fait ressortir qu’Endeavour Mining est leader de la production d’or en Afrique de l’Ouest, et premier producteur au Burkina Faso grâce aux mines de Houndé et de Mana. « Nous sommes l’un des plus importants contributeurs privés à l’économie burkinabè », résume M. Boly, par ailleurs président de la Chambre des mines du Burkina.
De la présentation, on retient également que le groupe a apporté 620 milliards de FCFA à l’économie burkinabè en 2025, dont 210 milliards à travers le Trésor public, 45 milliards par les salaires et 365 milliards via les achats (93 % de ces achats sont locaux et nationaux). Le Burkina Faso représente, à ce jour, 35 % de la production du groupe et 40 % de ses contributions au Trésor public, occupant ainsi une place stratégique dans son portefeuille d’activités.

« Ces engagements ont été salués en 2025 par le prix du contenu local, décerné lors de la SAMAO (Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest), en reconnaissance des efforts en matière d’intégration des fournisseurs locaux et du développement de chaînes de valeur nationales », savoure la direction générale.
Parallèlement, le fonctionnement de la mine se caractérise également par sa contribution sociale et économique. Cela s’incarne par deux axes, à savoir l’investissement direct et l’investissement indirect.
Le premier axe se déploie à travers le Plan de restauration des moyens de subsistance et activités génératrices de revenus. Cette feuille de route vise à améliorer les conditions de vie des personnes et communautés affectées par l’acquisition de terres, la réinstallation ou les impacts de la mine, en restaurant leurs moyens de subsistance et en offrant des sources de revenus durables.
De façon concrète, la mine a, dans cette dynamique de développement socio-économique, accompagné les communautés par le financement de plusieurs activités génératrices de revenus. Il s’agit, précisément, de huit associations féminines, de la mise en place de quatre associations villageoises d’épargne et de crédit et de la réalisation de deux programmes de restauration des moyens de subsistance. Pour garantir l’efficacité et assurer un suivi de qualité, la mine a recruté un cabinet spécialisé pour encadrer et superviser les activités génératrices de revenus mises en œuvre dans le cadre du programme de restauration des moyens de subsistance. À ce jour, ce sont 1 221 personnes qui bénéficient du Plan de restauration des moyens de subsistance et des activités génératrices de revenus.

Pour ce qui est de l’investissement indirect, il se traduit par le Fonds minier de développement, disposition nationale qui impose aux sociétés minières d’allouer 1 % de leur chiffre d’affaires mensuel aux communautés-hôtes. À ce titre, la mine de Houndé a versé à l’État burkinabè, de 2022 à 2025, plus de 15 milliards de FCFA : 3 425 798 093 FCFA en 2022 ; 3 847 225 311 FCFA en 2023 ; 3 152 482 483 FCFA en 2024 et 6 754 512 434 FCFA en 2025.
L’un des enjeux dans l’implantation des mines est sans doute la génération d’emplois, pour les communautés locales et nationales. En la matière, la mine en a également fait une priorité, en privilégiant la main-d’œuvre locale. À ce jour, la mine de Houndé compte 1 458 employés directs et 1 367 sous-traitants. 97 % d’employés sont des locaux et nationaux, dont plus de 40 jeunes issus des communautés locales intégrés via des programmes de stage déployés dans l’ensemble des départements de la mine.

Tout cela est sous-tendu par une politique et une culture de développement et de performance, qui s’incarnent par des formations régulières et des audits des processus de recrutement Dans la même optique, la mine œuvre au renforcement des capacités managériales, avec à l’actif 157 promotions enregistrées en 2025. Ce volet lié à la formation interne est un repère cardinal pour la mine et, sans doute, une importante dose supplémentaire pour les travailleurs. Ce, d’autant que la valorisation du capital humain est une réalité qui se vit à travers notamment la promotion professionnelle en interne.
Bien plus, la dynamique de développement du capital humain ne se borne pas au personnel de la mine ; elle se fait aussi à travers le volet dédié à l’éducation, logé dans le département de la Performance sociale qui a en charge la gestion des relations avec les communautés locales. Ici, et par la Fondation Endeavour, la mine soutient l’éducation au sein des populations riveraines et ce, via trois programmes-phares. Il s’agit de « Pépites d’Or », avec sa vocation d’encourager l’excellence académique des enfants des employés de la mine et qui a fait 164 bénéficiaires en 2025.
Du programme « filles en scolarité » qui, lui, soutient l’éducation des jeunes filles grâce à l’octroi de bourses d’études. Cette initiative a bénéficié à 37 filles de la zone, soutenues de 2022 à 2025 à travers surtout des bourses. « Élites de Demain », qui est, quant à lui, destiné à accompagner les jeunes talents issus des communautés minières, en leur donnant accès aux meilleures universités. À ce jour, 35 étudiants burkinabè y bénéficient et poursuivent au Ghana leur formation en ingéniorat.

À compter de cette année, la mine entend octroyer 40 bourses par an pour davantage encourager l’éducation.
En outre, la mine reçoit permanemment des stagiaires d’universités et instituts du Burkina (la mine est en convention avec certains d’entre eux), pour des stages de perfectionnement professionnel (dont plus d’une centaine des communautés locales) et des stages pour la soutenance de leur mémoire.
Cette immersion a également été l’occasion pour ces médias de revenir sur des sujets qui ont alimenté l’actualité pendant les crises que la mine a traversées, il y a quelques années, sur lesquels, et entre autres, nous reviendrons dans des prochaines publications.
O.L.
Lefaso.net
