Burkina: l’ONG Christian Aid et l’ATAD mobilisent les acteurs autour des politiques macroéconomiques sensibles au genre
Ouagadougou, 14 juillet 2026 (AIB) – L’ONG Christian Aid, en partenariat avec l’Alliance technique d’assistance au développement (ATAD), tient, du 14 au 16 juillet 2026 à Ouagadougou, un forum national consacré aux politiques macroéconomiques sensibles au genre. Cette rencontre vise à partager les résultats de recherches participatives sur la budgétisation sensible au genre (BSG) et la politique nationale de gratuité des soins en faveur des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans, afin de renforcer l’intégration du genre dans les politiques publiques au Burkina Faso.
Placée sous le thème : « Politiques macroéconomiques sensibles au genre au Burkina Faso : quelle contribution de la société civile dans le contexte de l’adoption d’un nouveau référentiel de développement ? », la rencontre réunit des représentants de l’État, des collectivités territoriales, des organisations de la société civile, des chercheurs, des partenaires techniques et financiers, des médias ainsi que des citoyens.
Au cours des trois jours de travaux, les participants examineront les enjeux de la gouvernance économique sensible au genre, partageront leurs expériences, analyseront les résultats de plusieurs études et formuleront des recommandations en vue d’une meilleure prise en compte des besoins des femmes et des filles dans les politiques économiques.
Ce forum s’inscrit dans le cadre du projet « La fiscalité au service des femmes au Burkina Faso », qui vise à améliorer la politique nationale de gratuité des soins au profit des femmes enceintes et des enfants de moins de cinq ans grâce à une meilleure gouvernance fiscale et à une répartition plus équitable des ressources publiques. Il est mis en œuvre par l’ONG Christian Aid et son partenaire, l’ATAD.
Le président de l’ATAD, Constant Zango, a indiqué que ce forum constitue un espace d’écoute, de dialogue et de réflexion réunissant différents acteurs engagés dans la promotion d’un développement inclusif. Selon lui, il permettra d’identifier les bonnes pratiques et de proposer des solutions afin que les politiques publiques répondent davantage aux réalités des femmes et des filles.
Il a souligné que les défis sécuritaires, humanitaires, économiques et sociaux auxquels le Burkina Faso est confronté exigent des politiques conciliant croissance économique, équité et égalité des chances.
M. Zango a rappelé que, depuis 2022, Christian Aid et l’ATAD, en collaboration avec une coalition d’organisations de la société civile, mettent en œuvre des initiatives destinées à promouvoir des politiques macroéconomiques sensibles au genre, conformément à la Stratégie nationale genre.
Pour le président de l’ATAD, ces acquis constituent une base solide pour les travaux du forum, qui devront déboucher sur des recommandations concrètes en faveur d’une gouvernance économique plus inclusive.
La représentante de la ministre de la Famille et de la Solidarité, Rosine Hema/Compaoré, a salué la pertinence du thème retenu, estimant qu’il reflète les défis actuels auxquels le Burkina Faso est confronté.
Elle a indiqué que cette rencontre offre un cadre de concertation autour de la budgétisation sensible au genre et de la politique de gratuité des soins.
Selon elle, les travaux proposent des pistes concrètes pour renforcer durablement l’intégration du genre dans la planification, la programmation, la budgétisation, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.
Elle a invité les participants à contribuer activement aux échanges afin que les recommandations soient réalistes, consensuelles et directement exploitables par les décideurs publics.
À l’issue des trois jours de travaux, une synthèse des recommandations sera transmise aux autorités afin de contribuer à l’élaboration, au suivi et à l’évaluation de politiques publiques plus transparentes, plus efficaces et plus inclusives.
L’ONG Christian Aid et l’ATAD ont mis en œuvre un premier projet entre 2022 et 2024, intitulé « Favoriser un relèvement économique juste du point de vue du genre ».
Ce projet a permis de renforcer les capacités de plus de 129 acteurs, de mobiliser 36 organisations de la société civile au sein d’une plateforme nationale et de former 31 responsables de programmes budgétaires à la budgétisation sensible au genre.
Agence d’information du Burkina
NL/bak
