Burkina : Les « Kamites » souhaitent une reconnaissance officielle du calendrier africain par le Président Traoré

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Burkina : Les « Kamites » souhaitent une reconnaissance officielle du calendrier africain par le Président Traoré

Ouagadougou, 14 juillet 2026 (AIB) – L’Association panafricaine de la société civile burkinabè « 2 Heures pour nous, 2 Heures pour Kamita » a tenu mardi la 11e édition des « Universités Sankoré », en prélude à la célébration du Nouvel An Kamit, prévue le 19 juillet prochain, correspondant à l’an 6263 du calendrier africain, souhaitant que le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, soit le premier chef d’Etat à proclamer officiellement ce calendrier Kamit.

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À propos du Nouvel An Kamit, célébré chaque 19 juillet, le coordonnateur national de l’association, Lianhoué Imhotep Bayala, a soutenu que ce calendrier témoigne des avancées scientifiques de l’Afrique antique et mérite d’être réhabilité comme un symbole de l’identité culturelle du continent.

M. Bayala, premier responsable de l’association panafricaine, a souhaité que le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, soit le premier à l’officialiser.

« Nous espérons que le Camarade Président Ibrahim Traoré, dans la dynamique de souveraineté qu’il a engagée, sera le premier à proclamer officiellement ce calendrier. Sinon, d’autres nations africaines risquent de nous ravir cette initiative. Pour nous, qui portons ce combat depuis treize ans, voir ce patrimoine reconnu ailleurs avant le Burkina Faso serait une blessure, même si cela reste une victoire pour l’Afrique », a-t-il déclaré.

Selon lui, les Arabes disposent de leur calendrier, les Chinois du leur, les Vietnamiens du leur et les Européens du calendrier grégorien. En revanche, les Africains, pourtant à l’origine de l’élaboration du calendrier, ne célèbrent plus le leur en raison, a-t-il dit, « du lavage de cerveau colonial et de l’endoctrinement impérialiste ».

« Pour nous, jeunes Africains aspirant à la souveraineté totale, célébrer le Nouvel An africain est un acte d’affirmation de notre existence et de notre contribution à l’histoire de l’humanité. Nous estimons que les autres calendriers se sont inspirés du calendrier égypto-nubien, c’est-à-dire du calendrier africain. Lorsque nous célébrons le Nouvel An Kamit, c’est aussi l’occasion d’inviter les peuples à découvrir que la notion du temps a également été élaborée par les Africains », a-t-il affirmé.

Selon M. Bayala, les « Universités Sankoré », organisées depuis onze ans, constituent un cadre d’échanges entre experts et jeunes sur les questions de souveraineté politique, économique, culturelle et industrielle de l’Afrique.

Il a expliqué que cette initiative vise à faire découvrir à la jeunesse le patrimoine intellectuel africain, notamment l’héritage des anciennes universités africaines qui, selon lui, ont constitué des centres majeurs de production et de transmission des connaissances bien avant l’apparition de l’école moderne en Europe.

Pour le coordonnateur, « un révolutionnaire ne peut pas être un amoureux de l’ignorance ». Il a estimé que la jeunesse burkinabè doit être davantage outillée sur les plans scientifique et intellectuel afin d’accompagner la dynamique de souveraineté engagée par les autorités du pays.

Le panéliste Newlove Kushiator a, pour sa part, animé une communication sur le thème « Jeunesse, main-d’œuvre et innovation : moteurs de l’industrialisation ».

Il a sensibilisé les participants à l’importance de l’énergie, notamment de l’électricité, dans le développement économique et industriel.

Selon lui, les sociétés modernes demeurent fortement dépendantes des ressources énergétiques, dont la disponibilité n’est pas garantie à long terme. Il a ainsi invité les jeunes à développer des solutions innovantes et des sources d’énergie alternatives afin d’anticiper d’éventuelles crises énergétiques et de soutenir durablement le processus d’industrialisation.

L’une des participantes, Djamilatou Maïga, a salué l’initiative des « Universités Sankoré », qu’elle considère comme un cadre de formation citoyenne et de conscientisation. Elle a estimé que le thème de l’industrialisation est en phase avec les ambitions des autorités burkinabè de promouvoir la transformation locale des matières premières, appelant la jeunesse à s’approprier les savoirs ancestraux et l’innovation pour accompagner le développement économique du Burkina Faso.

Les « Universités Sankoré » s’inscrivent dans le programme d’activités de l’Association « 2 Heures pour nous, 2 Heures pour Kamita », créée en 2013 pour promouvoir la souveraineté intellectuelle et culturelle auprès de la jeunesse burkinabè et africaine.

Agence d’Information du Burkina
NAK/no

The Insider
Author: The Insider

Rédacteur et développeur web

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