La onzième édition des Universités Sankoré se tiendra du 14 au 19 juillet 2026, à Ouagadougou. À l’approche de l’événement, l’association Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita (2HK) a organisé une conférence de presse, ce samedi 11 juillet 2026 pour dévoiler les grandes lignes de cette édition.
Les activités se dérouleront principalement du 14 au 18 juillet, la cérémonie de clôture étant fixée au 19 juillet. Le thème retenu pour cette année est : « Industrialisation et opportunités démographiques au Sahel à l’ère des fractures géopolitiques ».
Selon le coordinateur national de 2HK, Lianhoué Imhotep Bayala, ce sujet répond à une urgence historique. « En 1960, au moment des indépendances formelles, cette question était déjà présente, mais soigneusement reléguée au second plan. Plus de soixante ans plus tard, elle reste entière pour les États d’Afrique noire, car elle n’a jamais été véritablement résolue », a-t-il souligné.
Deux grands panels publics rythmeront les 14 et 17 juillet, réunissant à chaque fois deux personnalités et experts de renom. Le premier, intitulé « Jeunesse, cerveau-d’œuvre et innovations : moteur de l’industrialisation », sera animé par Newlove Kushiator. Le second, « Fractures géopolitiques, opportunités et alternative panafricaine pour l’industrialisation du Sahel », viendra compléter ces échanges.

Parallèlement, plusieurs soirées de projections-débats sont prévues dans les campus universitaires de Ouagadougou. La clôture sera marquée, le 19 juillet, par la célébration du Nouvel An 6263, qui se tiendra à l’amphithéâtre B de l’Université Joseph Ki-Zerbo.
Sur le plan national, l’association 2HK salue la dynamique politique engagée au Burkina Faso depuis septembre 2022. Elle estime que le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a profondément redéfini les priorités du pays. La Révolution progressiste populaire (RPP) place désormais la souveraineté nationale, la démocratie participative et la réindustrialisation au cœur de son action.
M. Bayala a également cité les réformes menées dans la santé, l’éducation, l’agriculture et les infrastructures, ainsi que les grands projets structurants en cours. Selon lui, cette gouvernance, tournée vers les résultats et le patriotisme, associe étroitement les citoyens et vise à améliorer leurs conditions de vie, tout en projetant le pays vers un avenir prometteur.
Parmi les nouveautés du calendrier An 6263 figure l’introduction des noms de mois empruntés au calendrier du Yatenga. Ce calendrier africain, dit « kamitique », est un système annuel de 365 jours, inventé vers 4236 avant J.-C. par les prêtres-savants de l’Égypte antique. Il comporte des semaines de dix jours et des mois de trente jours exactement. L’année se compose de douze mois, auxquels s’ajoutent cinq jours épagomènes, consacrés aux récoltes et aux hommages aux entités bienfaisantes de la nature.
Autre innovation, la mise à disposition, en version imprimée, des 42 lois de l’équilibre spirituel, dites lois de Maât, héritées de l’Égypte ancienne. « Ce document, tout comme le calendrier, doit servir de référent historique pour tout citoyen africain, afin de renouer avec sa propre histoire. Il offre aussi une source d’apaisement spirituel par la méditation sur ces 42 lois rédigées par des prêtres africains vers 3000 avant J.-C. », a conclu Imhotep Bayala.
L’édition 2026 est placée sous le très haut patronage des Ancêtres et bénéficie du co-parrainage des ministères chargés des Enseignements secondaire et supérieur.
Jean-François SOMÉ
Minute.bf
