Burkina : La LBCE et le ministère de la Santé engagés pour une meilleure prise en charge de l’épilepsie
Ouagadougou, 4 juin 2026 (AIB)- Le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Joël Arthur Kiendrébéogo a appelé mercredi à Ouagadougou à une mobilisation renforcée des acteurs pour une meilleure prise en charge de l’épilepsie au Burkina Faso, à l’occasion des premières journées de la Ligue burkinabè contre l’épilepsie (LBCE).
Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de la Santé, représentant son ministre, a salué l’initiative de la Ligue burkinabè contre l’épilepsie (LBCE), estimant que ces journées constituent un important cadre d’échanges scientifiques, de réflexion et de plaidoyer autour des maladies neurologiques.
Il a souligné la nécessité de renforcer les capacités des professionnels de santé, d’améliorer l’accès aux soins spécialisés et de promouvoir une meilleure sensibilisation des populations sur l’épilepsie.
Le secrétaire général a également réaffirmé l’engagement des autorités sanitaires à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer la prise en charge des personnes vivant avec cette maladie.
Dans son discours de bienvenue, le président de la Ligue burkinabè contre l’épilepsie, Pr Anselme Dabilgou, a qualifié la tenue de ces journées de « moment historique » dans la mobilisation nationale en faveur des personnes atteintes d’épilepsie.
Selon lui, cette rencontre traduit une volonté collective de mieux comprendre, prévenir et prendre en charge cette affection neurologique encore marquée par de nombreux préjugés et pesanteurs socioculturelles.
« Aujourd’hui, nous avons choisi d’aller loin et pas seuls mais ensemble », a-t-il déclaré, invitant les acteurs du secteur sanitaire, les chercheurs, les partenaires et les communautés à unir leurs efforts pour combattre la stigmatisation des malades.
Le président de la LBCE a regretté que plusieurs personnes vivant avec l’épilepsie demeurent confrontées à des difficultés d’accès au diagnostic, aux traitements et aux soins spécialisés, ainsi qu’à l’exclusion sociale et professionnelle.
Il a toutefois rappelé que l’épilepsie est une maladie neurologique qui peut être diagnostiquée, traitée et contrôlée dans de nombreux cas. À travers ces journées, nous souhaitons renforcer le partage d’expériences entre spécialistes, promouvoir la recherche scientifique et encourager une meilleure inclusion sociale des personnes vivant avec l’épilepsie, a-t-il souligné.
Pour lui, ces échanges porteront notamment sur les défis liés au diagnostic précoce, à la disponibilité des traitements et à la réduction de la stigmatisation dans les communautés.
Agence d’information du Burkina
NAT/AS/ATA
