
La Fondation ELISHA a officiellement lancé ses activités le vendredi 24 juillet 2026 à Ouagadougou. À travers cette cérémonie, l’organisation humanitaire et philanthropique de droit burkinabè a présenté sa vision, ses axes d’intervention ainsi que ses deux premiers projets, avec l’ambition de contribuer durablement à l’amélioration des conditions de vie des populations les plus vulnérables.
Autorisée par l’arrêté nᵒ 2026-0001/MATM/SG/DGAT/DGUOAP du 5 janvier 2026 et publiée au Journal officiel nᵒ 20 du 15 mai 2026, la Fondation ELISHA entend accompagner les efforts de l’État et de ses partenaires dans plusieurs domaines prioritaires, notamment la protection de l’enfance, l’éducation, la santé, l’autonomisation économique des femmes et des jeunes ainsi que la préservation des ressources naturelles.
La fondation se fixe pour objectif de développer des réponses concrètes, structurées et durables aux défis auxquels sont confrontées les populations les plus fragiles. Son approche repose sur une action humanitaire alliant assistance directe, renforcement des capacités et développement durable, en partenariat avec les communautés, les institutions publiques et les partenaires techniques et financiers.

Au cours de la cérémonie, les premiers responsables de l’organisation ont réaffirmé leur volonté de transformer « la compassion en engagement », en faisant de l’humanité, de l’intégrité, de la solidarité et de l’excellence les principes directeurs de chacune de leurs interventions.
La Fondation ELISHA porte la vision d’un Burkina Faso où chaque enfant, chaque femme et chaque personne vulnérable peut vivre dans la dignité, à l’abri de la précarité, accéder à l’éducation, développer son autonomie et devenir un acteur du changement au sein de sa communauté.
Pour concrétiser cette ambition, elle s’est fixé cinq objectifs majeurs : protéger les personnes vulnérables, répondre à leurs besoins essentiels, favoriser l’autonomisation économique des femmes et des jeunes, renforcer l’accès à l’éducation et à la formation, et promouvoir la préservation de l’environnement à travers des actions de reboisement et d’agroforesterie.

Dans cette perspective, la fondation prévoit d’assurer la prise en charge éducative, sanitaire et psychosociale des enfants déplacés internes, des orphelins ainsi que des enfants vulnérables. Elle envisage également de renforcer l’accompagnement médical, nutritionnel et social des personnes âgées afin de leur garantir de meilleures conditions de vie.
L’autonomisation économique constitue également un pilier de son action. Elle entend former les femmes et les jeunes dans des filières porteuses telles que l’artisanat, la couture, la production agricole, la saponification, le tissage ou encore la confection de pagnes kôkô-donda. Elle prévoit aussi d’intégrer des compétences pratiques et durables dans les parcours scolaires et communautaires afin de faciliter l’insertion socioprofessionnelle des jeunes.
Face aux défis environnementaux, la Fondation ELISHA place également la gestion durable des ressources naturelles au cœur de ses priorités. Des programmes de reboisement et de promotion de l’agroforesterie seront ainsi développés afin de contribuer à la restauration du couvert végétal et à la résilience des communautés.
Les deux projets phares de la Fondation
Pour traduire concrètement cette vision en actions, le fondateur de la Fondation ELISHA, Jérémie Sawadogo, a présenté les deux premiers projets de l’organisation.
Le premier, dénommé « Main Solidaire », sera mis en œuvre sur l’ensemble du territoire national pendant 36 mois, pour un coût global estimé à 253 millions de FCFA. Le programme vise 750 bénéficiaires directs. Il prévoit notamment la prise en charge de 100 enfants déplacés internes ou orphelins en matière d’éducation, de santé et de nutrition, l’accompagnement de 50 personnes âgées ainsi que la formation de 300 femmes à des activités génératrices de revenus. Le projet comprend également la distribution annuelle de 900 kits scolaires et alimentaires au profit des populations vulnérables.

Le second projet, « Espoir ELISHA », sera exécuté durant trois ans dans le village de Diguila et les localités environnantes, avec un budget de 189 millions de FCFA. Chaque année, il permettra de former 200 jeunes et 100 femmes aux métiers agrosylvopastoraux et forestiers. En parallèle, près de 400 élèves du Complexe Divina Martins bénéficieront d’une formation en agroforesterie, tandis que 5 000 plants forestiers seront mis en terre sur trois ans afin de contribuer à la restauration du couvert végétal. Les classes d’examen ne seront toutefois pas concernées par ce dispositif afin de préserver le bon déroulement des enseignements.
« Nous lançons également un engagement, un engagement à faire les choses différemment de ce qui se fait déjà. Nous serons à l’écoute, nous aurons un suivi-évaluation et, concrètement, nous serons auprès des populations les plus vulnérables pour les écouter et les accompagner dans la mesure du possible », a déclaré Jérémie Sawadogo.
À travers ces premières initiatives, la Fondation ELISHA entend s’affirmer comme un acteur engagé du développement social au Burkina Faso.
SB
Crédit photo : Bonaventure Paré
Lefaso.net
