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Burkina/INSD : Un centre d’appel pour la 4e édition de l’Enquête nationale sur l’emploi
Ouagadougou, 2 juillet 2026 (AIB)-L’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) a présenté, jeudi à la presse, son centre d’appel téléphonique, une innovation de la 4e édition de l’Enquête nationale sur l’emploi. Ce dispositif permet de joindre les personnes concernées depuis Ouagadougou, réduisant ainsi le coût de l’enquête à un tiers.
Selon l’ingénieur statisticien Edmond Tamini, cette innovation s’inscrit dans le cadre de la rationalisation des ressources budgétaires et permet d’améliorer la qualité des données statistiques.
« Lorsque vous allez sur le terrain, il peut arriver que vous ne trouviez pas la personne avec laquelle vous devez mener l’entretien. Vous êtes alors obligés de recueillir les informations par procuration auprès d’un autre membre du ménage qui connaît sa situation, ce qui réduit la qualité de l’indicateur », a-t-il indiqué.
M. Tamini a confié qu’avec le centre d’appel, la personne est directement jointe et fournit elle-même les informations la concernant. L’information provenant de l’intéressé est donc de meilleure qualité, parce qu’il connaît bien sa situation.
« Ce centre permet également de gérer les enquêtes dans les localités où, pour le moment, les équipes ne peuvent pas se déployer pour mener des entretiens », a ajouté l’ingénieur.
L’ingénieur statisticien a souligné que l’INSD, dans son rôle de conception, de collecte, de traitement, d’analyse et de diffusion des informations statistiques destinées à appuyer les décideurs, innove afin de rationaliser ses ressources budgétaires. Il a ajouté que l’orientation gouvernementale est fondée sur la promotion de l’emploi et du travail décent.
Agent recenseur, Naimata Zan a expliqué que son travail consiste à appeler les ménages pour leur administrer des questions portant sur la composition du ménage et sur l’emploi.
« L’enquête concerne les informations liées à leurs activités au cours des six derniers mois », a-t-elle indiqué.
Selon elle, certains enquêtés se montrent coopératifs, allant même jusqu’à adresser des bénédictions aux enquêteurs. En revanche, d’autres considèrent cette enquête comme une routine semestrielle agaçante et suggèrent de renouveler les échantillons.
Agence d’information du Burkina
NAK/LN/yos
