L’édition 2026 de la conférence annuelle sur les finances publiques se tient ce 8 juillet 2026 à l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB). Elle est placée sous le thème : « Financements innovants et développement endogène : mobiliser des ressources nouvelles pour une croissance inclusive et durable ».
Au cours de cette rencontre, les panélistes vont identifier et présenter les principaux financements alternatifs du développement afin de renforcer les capacités opérationnelles des programmes publics.
Ils vont aussi cartographier et analyser les mécanismes de financement innovants au Burkina Faso, puis évaluer leur impact. Les panélistes procéderont également à l’examen d’autres solutions de mobilisation des ressources propres en période de crise, ainsi qu’à l’étude des leviers pour améliorer l’accès des PME et des entreprises publiques aux financements.
Cette initiative est le fruit de la collaboration entre le Cabinet d’études et de recherches en entreprises (CERE), l’Institut des finances publiques du Burkina (IFPB) et le journal L’Économiste du Faso. Le directeur général du CERE, le Dr Amadou Nébila Yaro, a souligné qu’il était nécessaire d’engager la réflexion autour de la souveraineté financière dans ce contexte de crise au Burkina Faso.
« Nous sommes convaincus que sans innovation, nous ne pouvons pas véritablement avancer », a-t-il déclaré.
Président de l’événement, le chargé de mission et représentant du ministre chargé des Finances, Salifou Tiemtoré, a rappelé que le financement endogène a longtemps reposé sur les ressources publiques nationales, les emprunts internationaux, l’aide publique au développement et l’investissement privé. Il a souligné que, dans un contexte macroéconomique contraint, ces schémas apparaissent désormais de plus en plus insuffisants, incertains ou conditionnés.
Le représentant du ministre a estimé que les objectifs de la rencontre s’inscrivent dans la vision des autorités, qui veulent mettre en place des mécanismes de financement innovants pour financer les secteurs stratégiques, accompagner le secteur privé et réduire durablement la dépendance de l’État vis-à-vis de l’extérieur.
« L’action des pouvoirs publics et, au premier chef, du ministère de l’Économie et des Finances, a consisté à faire de la mobilisation des ressources internes la clé de voûte de notre stratégie. Élargissement de l’assiette fiscale, rationalisation des exonérations, modernisation et digitalisation des administrations des recettes, discipline dans la finance », a-t-il déclaré.
Il a cité l’exemple de l’opération Diaspora Bond, une initiative favorablement accueillie et aux résultats jugés satisfaisants, illustrant selon lui le sens du patriotisme des Burkinabè. Il a enfin encouragé les participants à formuler des recommandations susceptibles de renforcer davantage l’innovation financière et la souveraineté du Burkina Faso.
« Là où l’administration agit, il faut des espaces libres où l’on pense, où l’on compare, où l’on ose interroger les instruments existants et en proposer de nouveaux. Cette conférence est précisément cet aiguillon intellectuel dont toute politique publique a besoin pour ne pas s’endormir sur ses acquis », a-t-il déclaré.
Quatre panels sont au programme de cette rencontre avec une leçon inaugurale du Pr Mahamoudou Diarra sur le thème principale.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7
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