Face à la recrudescence des accidents de la circulation, l’Office national de la sécurité routière (ONASER) mène une opération de répression afin de prévenir les accidents routiers. Les contrôles ciblent particulièrement les excès de vitesse via des radars, le non-port de la ceinture de sécurité et le non-port du casque. Une équipe de journalistes a participé, ce 21 mai 2026, à la mission afin de constater les actions menées par le service de sécurité routière.
L’Office national de la sécurité routière (ONASER) sillonne plusieurs artères de la ville de Ouagadougou pour traquer les infractions routières. Pour ce faire, ses équipes, appuyées par la Police nationale et la Police municipale, sont déployées sur le terrain afin de verbaliser les usagers en infraction au Code de la route.
Sur les axes ciblés, notamment la route nationale n°1 (RN1), l’avenue menant à la salle des Banquets de Ouaga 2000 et la route nationale n°6 (RN6) , le constat est inquiétant. De nombreux automobilistes font fi des limitations de vitesse en agglomération et du port de la ceinture de sécurité, tandis que plusieurs motocyclistes circulent sans casque de protection.
Interpellés par les forces de l’ordre, certains usagers invoquent « l’oubli » pour se justifier. Un argumentaire balayé du revers de la main par l’Office, qui rappelle avec fermeté que la sécurité routière demeure une responsabilité collective.

Comme sanction, les automobilistes en infraction sont obligés de payer une contravention selon la nature de la faute. Pour les motocyclistes, la méthode de répression choisie aux entrées et sorties de Ouagadougou est le refoulement systématique. Même en l’absence de contravention, tout motocycliste qui a été arrêté pour non-port du casque est bloqué et contraint de faire demi-tour pour chercher son casque avant de pouvoir poursuivre la route.
« Tous ceux qui veulent quitter ou rentrer dans la ville, si vous n’avez pas le casque, on vous refoule », a déclaré le Commissaire de Police Moïse Ouédraogo, directeur de la normalisation et des opérations de l’ONASER.
Une contravention de 6 000 F CFA
Le directeur de la normalisation et des opérations a également souligné que le stationnement dangereux ainsi que la circulation en dehors des heures autorisées dans la capitale seront sévèrement sanctionnés.
Benoît Zoungrana a été sanctionné pour non-port de la ceinture de sécurité. Il est soumis au paiement d’ une contravention de 6 000 F CFA. L’usager admet avoir négligé de mettre sa ceinture de sécurité pour un court trajet. Il a rappelé l’importance du port de la ceinture de sécurité et invite tous les usagers de la route à la porter systématiquement, soulignant qu’elle peut sauver de nombreuses vies en cas d’accident.

« J’invite les usagers en véhicule à porter régulièrement la ceinture de sécurité parce qu’en cas d’accident, ça peut sauver des vies », a-t-il déclaré.
Il est à noter que cette opération est menée conjointement par l’ONASER, la Police nationale, la Police municipale, la Gendarmerie et le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA). Ces équipes seront mobilisées à travers le pays pour intensifier les contrôles. Les interventions porteront sur le respect de la réglementation routière.
Il s’agit de contrôles d’éclairage, de taux d’alcoolémie, de l’ usage du téléphone au volant, de la vitesse, des heures de circulation de certaines catégories d’engins à trois et quatre roues, des stationnements dangereux, ainsi que tout autre comportement à risque d’accident. Elles incluront également un rappel au port du casque et de la ceinture de sécurité.
Lazard KOLA
Faso7
L’article Burkina Faso : L’ONASER intensifie la traque des infractions routières à Ouagadougou est apparu en premier sur Faso7.
